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Voici pourquoi les gamers peuvent remercier Bernard Landry

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L’ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, est décédé mardi. Bien que les Québécois se souviendront de lui pour son esprit souverainiste et sa détermination, il est également important de souligner son apport à l’une des industries phares au Québec: le jeu vidéo.

En 1997, alors ministre des Finances, il inclut dans son budget un programme de crédit d’impôt destiné à attirer l’entreprise française Ubisoft: 14,8 millions de dollars sur cinq ans, puis 50 millions de Québec, si nécessaire, sur dix ans. 

Comme le rapporte Les Affaires, Landry a vendu la main-d’œuvre québécoise comme «très créative et informée». Il n’en fallait pas plus pour convaincre les frères Guillemot de s’installer ici. 

Depuis, des gros joueurs comme EA, Warner Bros. Games, Eidos et Gameloft ont suivi Ubi. 

À Québec, les studios indépendants ne cessent de se multiplier.

TVA Nouvelles a établi, pas plus tard qu’en septembre, que le nombre de studios indépendants était sur le point de doubler, et ce, en à peine trois ans. 

Et ce, même si ce ne sont pas tous les studios qui profitent de cette mesure. 

Un leader mondial

Depuis la mise en place de cette mesure, la province de Québec a su s’élever à un niveau d’excellence, un exemple à suivre partout dans le monde. 

En 2008, le magazine japonais Famitsu écrit que le Québec est «le paradis pour la création de jeux vidéo». 

Évidemment, en 1997, les Libéraux jappent fort.

Comme le rappelle La Presse, ils considéraient que les entreprises auraient déménagés, crédits d’impôt ou non. 

«Ce que le gouvernement a investi là-dedans, il en a été largement remboursé», notamment en raison des impôts payés par les employés, souligne M. Landry dans ce même article. 

Le salaire moyen d’un artisan du jeu est, selon Neuvoo.ca, de 57 500$.  

Depuis, plusieurs pays ont emboîté le pas.

Comme la France, qui offre un crédit allant jusqu’à 20% depuis 2007. 

 «C’est un bilan assez reluisant. C’est ce qu’il fallait faire», conclut l’ancien premier ministre. 

 Et il a bien raison, si l’on se fie à tout le chemin que l’industrie a parcouru au Québec depuis.