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Ligne d’Hydro-Québec: Saint-Adolphe-d’Howard demande à la CAQ de respecter ses engagements

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Un mois à peine après les élections qui ont porté la Coalition avenir Québec (CAQ) au pouvoir, des citoyens de Saint-Adolphe-d’Howard, dans les Laurentides, demandent à ce parti de respecter ses engagements quant à la suspension des travaux de la ligne à haute tension d’Hydro-Québec qui fait controverse depuis des années.

Depuis le début des travaux, 14 déversements de sédiments dans des cours d’eau de la région ont eu lieu au grand désespoir des résidents.

«Nos pires appréhensions étaient encore trop faibles. Les dégâts sont énormes», affirme Lisette Lapointe, ancienne mairesse de Saint-Adolphe-d’Howard.

Il faut dire que les citoyens avaient bon espoir de voir un changement avec l’élection de la CAQ, puisque la nouvelle députée d’Argenteuil, Agnès Grondin, a engagé lors de la campagne électorale un futur gouvernement caquiste à suspendre les travaux et à mener une consultation sur d’autres scénarios possibles.

«J’espère que M. Legault va tenir ses promesses. Parce que là, on change de gouvernement... On avait un gouvernement qui parlait beaucoup, qui n’agissait pas beaucoup», explique l’auteur et comédien Claude Meunier.

Les citoyens ont fait parvenir une lettre au premier ministre Legault, mardi, lui demandant de respecter ses promesses, mais il semble que Québec, qui a dépêché des représentants à Saint-Adolphe-d’Howard au cours des dernières semaines, n’ait pas l’intention d’intervenir.

«À la lumière de cet état de situation, il est désormais trop tard pour fermer le chantier», a écrit le cabinet du premier ministre à TVA Nouvelles.

«Je ne crois pas qu’il soit trop tard pour envisager l’enfouissement partiel qu’on réclame depuis le début», croit pour sa part Lisette Lapointe.

De son côté, Hydro-Québec prétend que l’enfouissement partiel de la ligne engendrerait non seulement d’importantes dépenses supplémentaires, mais aussi que de tels travaux pourraient nuire à l’environnement.

«On parle de dizaines de millions de dollars de plus. En plus, on va devoir faire de l’excavation qui pourrait entraîner de la sédimentation additionnelle», explique Maxence Huard-Lefebvre, porte-parole de la société d’État.