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Merci d'avoir servi le Québec

Merci d'avoir servi le Québec

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Bernard Landry et moi n’avions pas les mêmes convictions politiques, tant du point de vue de l’indépendance que de la place de l’État dans la vie des citoyens, et il le savait, mais à chacune de nos rencontres, l’homme a toujours été d’une courtoisie et d’une gentillesse palpables.

Il était fait comme ça, je crois, dénué d’opportunisme et d’hypocrisie. Bernard Landry, comme Jacques Parizeau, était un gentleman politicien.

La dernière fois que je l’ai vu, nous étions à la même table pour célébrer l’anniversaire d’une amie commune. Il avait maigri, il courait après son souffle. Son foulard noué autour du cou n’était pas qu’une coquetterie.

Mais son esprit était vif, son sens de la répartie intacte, tout comme son intérêt pour la chose publique. Quelle conversation !

Il ne s’en fait plus des comme ça. Il appartenait à cette race d’hommes d’une autre époque, pétris par l’exigeant cours classique, infusés de la notion de service public, au poste, même quand l’Histoire leur refilait des rôles de second plan.

Bernard Landry a servi le Québec avec dignité, intelligence, dévouement et passion. Il a beaucoup donné sans rien prendre pour lui-même en retour. Il s’est même congédié, se sentant mal aimé.

Merci Bernard Landry pour la paix des braves, merci d’avoir compris avant tout le monde politique l’impact des nouvelles technologies sur l’économie, votre parti pris pour les jeunes, pour votre amour du Québec mais surtout pour votre engagement envers vos concitoyens de toutes convictions politiques.

Merci