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Le PDG d'Investissement Québec renonce à sa prime auto bonifiée pour sa Tesla

Elle était passée de 19 000 $ à 30 000 $

Le grand patron d’Investissement Québec, Pierre Gabriel Côté
Photo d'archives, Simon Clark Le grand patron d’Investissement Québec, Pierre Gabriel Côté

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Le grand patron d’Investissement Québec renonce à la bonification de sa prime automobile, qui était passée de 19 000 $ à 30 000 $ depuis qu’il avait troqué sa Porsche pour une Tesla.

Notre Bureau parlementaire a révélé que Pierre Gabriel Côté avait orchestré un virage vert et opté pour une voiture électrique, cette année, ce qui avait fait bondir sa prime auto.

Investissement Québec a tenté en vain de justifier cette hausse par les économies d’essence et d’entretien qu’entraînerait ce choix plus écologique.

De telles explications signifiaient toutefois que le PDG réclamait par le passé des remboursements de près de 11 000 $ par an pour les dépenses liées à l’essence et à l’entretien de sa Porsche.

M. Côté a finalement choisi de dire adieu à l’augmentation de sa prime auto.

« Je renonce à l’augmentation de mon allocation pour voiture. Cette décision m’appartient et est effective à compter d’aujourd’hui. La situation ne faisait que détourner l’attention du travail important qu’accomplit tous les jours toute l’équipe d’Investissement Québec, dans toutes les régions du Québec, pour favoriser le développement économique et servir notre prospérité collective », a-t-il fait valoir, dans une déclaration écrite transmise au Journal.

Les primes automobiles sont répandues chez les mandarins de l’État. Mais c’est le PDG du bras financier du gouvernement qui bénéficiait de la prime auto la plus généreuse.

Depuis sa nomination, en 2014, Pierre Gabriel Côté a pu compter sur une compensation de 19 000 $ par an pour sa voiture, un montant qui s’ajoute à son salaire de base, qui a franchi la barre des 415 000 $ en 2018.

Fitzgibbon respecte l’autonomie d’IQ

Interrogé à ce sujet la semaine dernière, le ministre de l’Économie n’avait pas voulu s’en mêler.

Pierre Fitzgibbon avait néanmoins reconnu qu’il y avait un problème « de perception » à l’égard de cet avantage consenti au PDG d’IQ.

Même sa prédécesseure, la libérale Dominique Anglade, était indisposée par la hausse de cette prime et avait remis en question les justifications offertes par l’organisation.

« C’est une décision qui relève uniquement du C.A. et du président d’IQ. Nous respectons l’autonomie du C.A. et du président d’IQ », s’est-on limité à commenter, hier, au cabinet du ministre Fitzgibbon.