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L’écrivain agresseur libéré sous conditions

Maxime Roussy a abusé d’une lectrice mineure

Maxime Roussy
Photo Chantal Poirier Maxime Roussy, qu’on voit ici à son procès en octobre 2016, a convaincu les commissaires à sa deuxième tentative d’obtention d’une libération conditionnelle.

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L’écrivain jeunesse Maxime Roussy a réussi à sa deuxième tentative à obtenir sa libération conditionnelle jeudi, après presque deux ans passés derrière les barreaux sur les cinq imposés par le tribunal pour avoir abusé sexuellement d’une lectrice mineure.

L’homme de 42 ans a fondu en larmes lorsque la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) lui a octroyé la permission d’aller vivre dans une maison de transition pour les six prochains mois.

« Vous semblez conscient que votre vigilance doit être persistante et de tous les instants », a souligné la commissaire Marie-Claude Frenette, qui officiait en compagnie de Joseph Lainé.

« Délinquant sexuel »

En mai dernier, la CLCC avait refusé de remettre Roussy en liberté, jugeant que sa prise de conscience était encore trop récente.

L’écrivain déchu avait alors avoué pour la première fois, depuis sa mise en accusation en 2011, avoir mené « une vie de délinquant sexuel qui commettait des crimes affreux sur une adolescente ».

Le quadragénaire a maintenu ce discours jeudi, lors de l’audience qui s’est tenue au pénitencier à sécurité minimum de Laval où il est incarcéré.

« J’ai abusé sexuellement d’une adolescente, je l’ai manipulée, je l’ai entraînée dans mes fantasmes malades, j’ai exploité sa vulnérabilité », a-t-il détaillé.

Maxime Roussy a été reconnu coupable de leurre, d’attouchements sexuels, d’incitation à des contacts sexuels, de possession et de production de pornographie juvénile, en décembre 2016, au palais de justice de Montréal.

Sadomasochisme avec une ado

Quelques mois plus tard, la juge Dominique Joly l’a condamné à une peine de cinq ans de détention.

Entre 2005 et 2011, l’auteur jeunesse a entretenu une relation malsaine avec une admiratrice rencontrée au Salon du livre de Montréal.

La jeune fille et Roussy ont d’abord échangé sur des sites de clavardage avant d’en venir à des relations sexuelles complètes et à des épisodes de sadomasochisme.

L’adolescente avait alors 14 ans et l’agresseur, deux fois son âge.

Les commissaires ont interdit à Maxime Roussy d’entrer en contact avec la victime, aujourd’hui adulte.

Celui-ci ne pourra pas non plus se trouver en présence de filles de moins de 16 ans sans la présence d’un autre adulte au fait de son dossier criminel.

Enfin, il ne pourra posséder ou consulter quelque forme de pornographie que ce soit.