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Nouveaux moyens de pression des professionnels de Revenu Québec

Jeannot Vachon et Olivier Parent sont représentants de section à Québec pour le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec. Depuis lundi, les syndiqués sont invités à se rassembler deux fois par jour dans le hall du siège social de Revenu Québec, rue de Marly.
Dominique Lelièvre Jeannot Vachon et Olivier Parent sont représentants de section à Québec pour le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec. Depuis lundi, les syndiqués sont invités à se rassembler deux fois par jour dans le hall du siège social de Revenu Québec, rue de Marly.

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Les professionnels de Revenu Québec intensifient leurs moyens de pression et manifestent désormais deux fois par jour, la semaine, au siège social de l’agence, rue de Marly, à Québec.

Depuis lundi, les membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) travaillant au siège social sont invités à prendre une pause à 10 h et à 15 h, et à se rassembler dans le hall de l’édifice afin de protester contre la lenteur des négociations portant sur le renouvellement de leur convention collective, échue depuis mars 2015.

Jusqu’à présent, les rassemblements sont pacifiques et réunissent parfois plusieurs centaines d’employés.

«On sent qu’il y a une grogne, on sent qu’il y a un mouvement de foule et que les gens disent que cela fait plus de trois ans qu’on est en négos et qu’on veut que cela se règle», affirme Olivier Parent, représentant de section au SPGQ et analyste informatique pour Revenu Québec.

La grève les soirs et les week-ends

Ce moyen de pression s’ajoute à la grève des syndiqués, tous les soirs et durant le week-end, qui est en vigueur depuis le 30 octobre.

Selon le syndicat, cette grève est sans effet pour la population, mais elle «donne des maux de tête aux gestionnaires» puisque certaines tâches, notamment de la maintenance d'information, se font durant la fin de semaine.

À la table des négociations, c’est toujours la question des conditions salariales qui pose problème. Le syndicat soutient que les offres salariales de l’employeur sont inférieures aux conditions qui ont été consenties au reste de la fonction publique par le gouvernement du Québec.

Les professionnels réclament au Conseil du trésor des sommes supplémentaires. Il en va de la «pérennité de l’expertise des professionnels à Revenu Québec», estime le président du SPGQ, Richard Perron.

«Moi, comme contribuable québécois, je veux avoir de bons professionnels pour gérer la récolte de nos impôts et de nos taxes de façon équitable et de façon rigoureuse», lance-t-il.

Le président du SPGQ dit avoir «espoir» que l’arrivée du gouvernement caquiste change la donne à la table des négociations.

Il ne ferme cependant pas la porte à une grève pendant les heures normales de travail, en fonction «de l’évolution des discussions avec l’employeur».

Manifestation nationale

Questionné par Le Journal, Revenu Québec n’a pas commenté les revendications salariales des syndiqués.

«L’objectif premier de Revenu Québec est de parvenir à conclure une entente négociée avec ses employés, et nous sommes confiants d’y parvenir», a répondu un porte-parole de l’organisation.

Par ailleurs, une grande manifestation nationale des professionnels de Revenu Québec est planifiée pour le mercredi 14 novembre, sur l’heure du midi.