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On fait dur

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Cri de désespoir de G. Ayotte : « Pourriez-vous m’expliquer pourquoi les gens disent, par exemple, “(j’ai nettoyé) toutte le plancher” » ? L’expliquer, non. Le déplorer, oui. Ce tic qui remplit la bouche de t en féminisant pratiquement l’adjectif (ou pronom indéfini) masculin tout remonte à la nuitte des temps, cette époque où le double t s’attaquait surtout au mot nuit, par exemple. Le double t a envahi depuis les médias, où toutte le monde ou presque l’emploie toutte le temps. Il contribue à réduire le français d’ici à un dialecte. Comme cet autre mal de la langue – que déplore P. Trudel –, qui donne à un participe passé féminin le genre masculin : les preuves sont faits ; c’est une erreur grave que vous avez fait. J. Gagné, lui, n’en peut plus d’entendre ce douloureux fette, employé par presque tous sur toutes les tribunes : Le dessin, l’avez-vous fette ? Oui, ils l’ont fette. Admettons-le : à l’occasion, « on fait dur » (expression­­... populaire).