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Un agent correctionnel de la prison de Saint-Jérôme accusé d’avoir battu un détenu

Un agent correctionnel de la prison de Saint-Jérôme accusé d’avoir battu un détenu
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SAINT-JÉRÔME – Un agent correctionnel de la prison de Saint-Jérôme qui aurait battu un détenu à coups de poing et à coups de pied dans le visage a été arrêté jeudi matin, à Laval, a appris l’Agence QMI. 

Pierre Khoury, 31 ans, a été interrogé en début de journée par les enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec. 

Il a ensuite brièvement comparu au palais de justice de Saint-Jérôme, où il a formellement été accusé de voies de fait. 

L’accusé, qui se représente seul, a clairement signifié à la juge Sandra Blanchard qu’il souhaitait que le dossier se règle rapidement et a demandé à avoir un procès. 

Pierre Khoury a ensuite été remis en liberté sous diverses conditions. 

Motifs inconnus 

Les faits qui sont reprochés au gardien de prison au physique impressionnant se seraient produits le 28 août dernier, à l’intérieur des murs de l’établissement carcéral. 

Selon nos informations, le détenu Benoit Giroux aurait été passé à tabac par Pierre Khoury pendant qu’il était en train de se laver. Il aurait reçu plusieurs coups de poing et coups de pied à la tête. 

Il a été toutefois été impossible de connaître les raisons qui auraient poussé l’agent correctionnel à s’en prendre physiquement au prisonnier. 

Du côté de la Sûreté du Québec, on s’est montré plutôt avare de commentaires concernant cette affaire. Le porte-parole n’était pas en mesure de dire si le détenu a été blessé gravement lors l’agression présumée. 

Au ministère de la Sécurité publique, on a assuré que de telles allégations étaient prises très au sérieux. «Le respect des droits des personnes incarcérées est une préoccupation constante (...) et plusieurs mesures sont prises pour s’assurer que les agents des services correctionnels exercent leurs fonctions en concordance avec les enseignements reçus (...)», a fait savoir le ministère dans un courriel envoyé en fin d’après-midi. 

Aucun autre commentaire n’a été émis afin de ne pas nuire au processus judiciaire en cours.