/sports/hockey
Navigation

Une recrue à la ligne bleue des Remparts s’attire les éloges de Patrick Roy

Avec seulement 20 matchs derrière la cravate dans la LHJMQ, le défenseur Nicolas Savoie s’impose déjà comme une figure importante chez les Remparts.
Photo d'archives, Didier Debusschère Avec seulement 20 matchs derrière la cravate dans la LHJMQ, le défenseur Nicolas Savoie s’impose déjà comme une figure importante chez les Remparts.

Coup d'oeil sur cet article

SHAWINIGAN | En jouant la carte de la séduction auprès de la famille de Nicolas Savoie, Patrick Roy avait fait preuve de transparence alors qu’il prévoyait utiliser le jeune défenseur pour environ la moitié des matchs cette saison. Un mois et demi après l’ouverture de la campagne, le Néo-Brunswickois s’attire de plus en plus les éloges chez les Remparts.

Le jeu de l’arrière de 16 ans ne cesse d’impressionner, aux côtés du vétéran Étienne Verrette, lui qui n’a raté qu’un seul des 21 premiers matchs de la formation québécoise. À ce rythme, la quarantaine de rendez-vous prévus initialement sera bien loin du compte!

«Je pense qu’il a manqué un match et il me force vraiment la main. C’est tout en son honneur, car il joue du bon hockey et il se comporte comme un vétéran sur la patinoire. Nico est bien soutenu par Étienne, et Étienne lui permet de faire de petites erreurs certains soirs. Mais d’avoir juste 16 ans et de la façon dont il se comporte, je suis extrêmement fier et je suis vraiment content de lui», a souligné l’entraîneur-chef des Remparts, jeudi, à l’arrivée du club à Shawinigan.

Même si ses statistiques ne témoignent pas de son efficacité et de son calme sur la glace alors qu’il a inscrit deux aides et affiché un différentiel de -6 jusqu’ici, Savoie avoue se surprendre lui-même.

«Ça a mieux été que je pensais que ça irait. Je me suis adapté à la vitesse du jeu et je joue de mieux en mieux à tous les matchs. Le travail que j’ai fait cet été m’a préparé pour jouer à ce niveau-ci, et en plus, en jouant avec Verrette, ça m’aide beaucoup pour ma confiance et si j’ai des questions, je peux le lui demander», a-t-il mentionné.

Pari payant

Roy et les Remparts auraient bien pu se retrouver les mains vides après l’avoir sélectionné en quatrième ronde en juin dernier, justement dans l’enceinte des Cataractes, puisque Savoie s’était engagé auprès de Providence College à partir de la saison 2021-2022, mais la mise s’est transformée en gain. Roy avait découvert son poulain lors du Défi d’Excellence à Boisbriand, regroupant les meilleurs espoirs en vue du repêchage, quelques semaines plus tôt.

«Il m’a fait beaucoup penser à Marc-Édouard Vlasic. Je ne dis pas que c’est 100 % le même type de joueur, mais c’est un peu la même histoire alors que c’est un jeune qui a de belles habiletés offensives et défensives. Je trouvais qu’il bougeait bien sur la patinoire, une bonne lecture de jeu.

«On a eu la main heureuse qu’il soit disponible au repêchage. Nos dépisteurs avaient peur de le repêcher, mais, des fois, il faut prendre des risques, surtout avec ce type de joueur», a dit Roy, qui a d’ailleurs demandé au défenseur étoile des Sharks de San Jose de rencontrer les parents en sa compagnie pour les convaincre de se tourner vers la LHJMQ.

Une motivation

Ignoré par Hockey Canada pour participer au Défi mondial des moins de 17 ans, Savoie entend prouver qu’il a sa place parmi l’élite de son groupe d’âge au pays à l’avenir.

«C’est sûr que j’aurais aimé y aller, tout le monde veut y aller, mais ça ne m’a pas fait trop quelque chose et je vais utiliser cela comme une motivation et je vais me reprendre dans les années à venir. Je vais leur montrer que j’aurais dû y aller.»

Roy propose d’alléger le calendrier

Les Remparts joueront une cinquième partie en huit jours sur les patinoires étrangères en rendant visite aux Cataractes de Shawinigan, un horaire dément qui fait dire à Patrick Roy que la LHJMQ doit songer à réaménager son calendrier.

Un périple de 1930 kilomètres qui les a menés dans cinq villes et dans quatre régions, au cours duquel ils n’ont toujours pas savouré de victoire (0-2-1). Il faut dire que l’un de ces matchs a été stoppé en raison d’une panne de courant et sera repris le 14 janvier à Gatineau. Et l’école dans tout ça?

«Je trouve qu’on a beaucoup de matchs de semaine. On veut prioriser l’éducation et donner la chance aux jeunes de se développer tant comme joueur de hockey que physiquement, alors je trouve qu’on a beaucoup trop de matchs en semaine. Ça améliorerait sûrement notre produit», a exposé au Journal le membre du Temple de la renommée.

Jouer moins de matchs

Si certains souhaitent que le début de saison soit devancé d’une semaine, comme c’était le cas auparavant, Roy propose une solution plus draconienne pour permettre aux joueurs de souffler davantage durant la campagne qui s’étire de la troisième semaine de septembre à la mi-mars. Et ce, après un camp d’entraînement interminable de plus de cinq semaines.

«Il y a le côté économique, malheureusement, qu’il faut regarder comment tout le monde pourrait joindre les deux bouts par rapport à ça, mais passer de 68 matchs à 60 matchs est une possibilité que la Ligue devra regarder avec beaucoup d’attention à un moment donné», a-t-il lancé.

Dickner en renfort

En raison de la commotion cérébrale subie par Mikaël Robidoux mercredi à Val-d’Or et du cas incertain que représente Pierrick Dubé (aine), les Remparts ont rappelé l’attaquant Samuel Dickner, des Cobras de Terrebonne (junior AAA), en vue du rendez-vous de ce soir.

«Shawinigan n’a pas joué depuis une semaine [samedi passé]. Ce sera un bon défi et je suis convaincu qu’ils vont avoir faim pour gagner devant leurs partisans. C’est à nous maintenant de nous regrouper et de trouver une façon de gagner ce match-là.»