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12 mois de prison pour Malcolm Tremblay, cet homme qui a enterré le corps de sa conjointe

Il a menti pendant des mois aux autorités qui cherchaient sa conjointe enceinte

12 mois de prison pour Malcolm Tremblay, cet homme qui a enterré le corps de sa conjointe
Photo d'archives, Nicolas Berthelot

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Malcom Tremblay, cet homme qui a plaidé coupable à une accusation d’entrave à la justice pour avoir mis les autorités sur de fausses pistes pendant des mois après avoir enterré le corps de sa conjointe, écope d’une peine de 12 mois de prison.

En mai 2016, Tremblay avait enterré sous un tas de roches Catherine Racine-Ouellet après l’avoir trouvée morte avec, à ses côtés, leur bébé à qui elle venait de donner naissance, toujours relié à elle par le cordon ombilical.

Tremblay cachait sa conjointe dans un chalet isolé sans eau courante à Lac-Beauport. Il était sous le coup d’une ordonnance lui interdisant tout contact avec elle.

Mais selon le condamné, il se soumettait à la volonté de Mme Racine-Ouellet, enceinte, qui souhaitait s’y cacher par crainte de se faire enlever son enfant par les autorités.

«L’accusé aurait dû appréhender le danger pour la sécurité [de sa conjointe] et de son enfant à naître et il n’aurait pas dû accepter de se plier à sa volonté», a dit le juge Christian Boulet.

Menteries pendant des mois

Or, malgré qu’il n’avait plus «à se plier aux désirs d’une défunte», et sachant que la femme était recherchée depuis janvier, Tremblay a menti «délibérément» pendant des mois aux autorités, les mettant sur de fausses pistes. Il a même inventé l’existence d’un faux cousin.

Six mois plus tard, Tremblay a finalement avoué à la police qu’il avait enterré la femme et indiqué où son corps se trouvait. «Son véritable mobile est difficile à cerner, mais il est au fait de l’ampleur de l’infraction qu’il commet pendant cette période», a estimé le juge.

Le rapport présentenciel l’a dépeint comme un individu aux traits narcissiques, ayant de la difficulté à assumer ses torts et ses responsabilités et ayant recours au mensonge et à la manipulation.

Moralité questionnable

«L’accusé n’a pas d’antécédents judiciaires, mais sa moralité est questionnable. Les risques de récidive ne peuvent être écartés. L’ensemble des circonstances milite en faveur d’une peine dissuasive», a indiqué le juge, qui n’a pas trouvé crédible le témoignage de l’accusé.

Compte tenu de la gravité des infractions, du besoin de dissuasion générale et de l’importance de maintenir la confiance du public dans l’administration de la justice, le juge Boulet a estimé qu’il devait prononcer une peine d’emprisonnement.

Alors que la Couronne demandait une peine de 18 mois à deux ans moins un jour, l’accusé souhaitait une absolution conditionnelle.

Une demande pour éviter la prison que la famille de la défunte trouvait «insensée». «Je suis contente qu’il ait une peine d’emprisonnement, mais je suis un peu déçue qu’il ait juste une année plutôt que deux», a réagi la sœur cadette de Mme Racine-Ouellet, Vanessa Racine-Lafleur.

12 mois de prison pour Malcolm Tremblay, cet homme qui a enterré le corps de sa conjointe
Sophie Côté

«Ça va aider un peu à tourner la page, en tout cas pour le temps qu’il est en prison», a-t-elle conclu.