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Nous sommes virés fous

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Je ne mets pas de pétrole dans mes céréales le matin. J’aime notre planète et je ne rêve pas de la charcuter en me foutant de ce que je laisserai derrière. Mais j’enrage quand je constate à quel point nous avons les deux pieds dans la même bottine lorsque vient le temps de parler de l’exploitation de nos ressources naturelles.

Déception

Lors de la dernière campagne électorale, j’avais émis le souhait qu’un parti politique ose s’engager à exploiter de manière RESPONSABLE nos ressources naturelles. Cela, dans le but d’affranchir le Québec de la maudite péréquation et de créer de la richesse autrement que par l’augmentation de nos taxes et de nos impôts.

Mes espoirs furent rapidement déçus.

Mais ce n’est pas tout. Ma collègue Geneviève Lajoie nous apprenait hier que la gazière Questerre va s’adresser au gouvernement pour faire invalider un règlement interdisant la fracturation hydraulique sur l’ensemble de son territoire. En clair, le gouvernement vient menotter les compagnies qui détiennent des permis d’exploration (les fameux « claims »).

Mais il y a un hic. En vendant ces permis, le gouvernement venait implicitement autoriser l’exploration pour connaître ce qu’il y a dans notre sous-sol. La suite logique étant, évidemment, l’exploitation. Sinon, comment persuader une compagnie de faire des trous pour le plaisir de faire des trous ?

Pénalités

C’est donc dire que le gouvernement risque fort bien de devoir débourser des centaines de millions en pénalités et remboursements. Uniquement pour Questerre, on parle d’investissements de 160 millions pour lesquels on pourrait exiger un remboursement du gouvernement. Ajoutez à cela la volte-face Anticostienne qui nous aura coûté pas loin de 100 M$ en punitions et autres pertes.

Le constat est le suivant : non seulement on refuse de s’enrichir en exploitant nos ressources, mais on dépense des centaines de millions de dollars pour piler sur la peinture, conséquence de nos bris de paroles.

Nous sommes virés fous.