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Promesse de Valérie Plante: Montréal ne construira pas assez de logements sociaux selon le FRAPRU

Promesse de Valérie Plante: Montréal ne construira pas assez de logements sociaux selon le FRAPRU
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

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Même si l’administration Plante s’est engagée à créer 12 000 nouveaux logements sociaux à Montréal d’ici 2022, les objectifs de la Ville ne répondront pas à la demande, prévient un organisme qui milite pour l’accès au logement.

«La mairesse tient sa promesse, mais ce n’est pas suffisant. Seulement maintenant, il y a près de 24 000 demandes pour une place en HLM», a tenu à rappeler Céline Magontier, responsable des dossiers montréalais au Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Elle souhaite que Valérie Plante fasse pression sur les autres paliers de gouvernement pour qu’ils augmentent leur contribution.

Pour répondre à la demande, le FRAPRU estime à plus de 22 000 le nombre de logements sociaux qui devraient être construits d’ici cinq ans à Montréal.

Selon les dernières données de Statistiques Canada, près d’un locataire montréalais sur trois paie trop cher pour son logement, soit plus de 30 % de ses revenus. Environ 18 % de ceux qui ne sont pas propriétaires consacrent plus de la moitié de leurs revenus pour se loger.

Plus inquiétant encore, près de 10 % des locataires à Montréal sont à haut risque de se retrouver en situation d’itinérance, dépensant plus de 80 % de leurs revenus pour avoir un toit sur la tête.

Toujours d’après le dernier recensement, les jeunes, les femmes et les personnes âgées sont ceux qui paient le plus pour un appartement.

Petits et vieillissants

Quand ce n’est pas le prix, c’est la qualité des loyers qui est remise en cause par le FRAPRU. À Montréal, plus d’une famille sur dix déclare habiter dans un logement de taille insuffisante.

«La Ville mise trop sur l’accès à la propriété pour garder les familles ici. Mais la plupart des familles, surtout monoparentales, n’ont pas les moyens. Il faut penser à construire des logements plus grands», a plaidé Céline Magontier, qui s’inquiète par ailleurs de l’état des logements à Montréal. Dix pour cent auraient besoin de rénovations majeures, selon le FRAPRU.