/sports/football
Navigation

Dommage pour les Saints

SPO-FBN-DALLAS-COWBOYS-V-WASHINGTON-REDSKINS
Photo d’archives, AFP Dez Bryant a troqué l’étoile pour la fleur de lys en s’amenant à La Nouvelle-Orléans, où il a à peine fait son entrée qu’une blessure a saboté ses aspirations.

Coup d'oeil sur cet article

Le mariage s’annonçait intrigant. Dez Bryant, le receveur souvent abrasif, avait une chance de connaître la rédemption au sein de l’organisation solide des Saints. Un bête accident en a voulu autrement.

À son deuxième entraînement avec l’équipe, vendredi, Bryant a été victime d’une déchirure du tendon d’Achille. Sur le dernier jeu de la pratique... On n’y aurait pas cru dans un mauvais film de série B et c’est pourtant arrivé.

Dommage, parce que malgré leur puissance, s’il y a une position où les Saints manquent de profondeur, c’est chez les receveurs.

Chez les ailiers espacés de l’équipe, après les 70 réceptions de l’incroyable Michael Thomas, celui qui le suit de plus près est la recrue Tra’Quan Smith, avec seulement 12 réceptions. Il y a donc là une marge énorme qu’il fallait combler.

Bien sûr, les Saints misent sur une attaque aérienne diversifiée où plusieurs contributeurs à diverses positions sont impliqués, comme le porteur dynamique Alvin Kamara et l’ailier rapproché Benjamin Watson.

Mais le jour où Michael Thomas ne sera pas à son meilleur ou qu’il sera neutralisé dans une double, voire triple couverture, Drew Brees n’aura pas infiniment de munitions pour attaquer l’extérieur du terrain.

Pas dans le pétrin

N’allons pas croire que les Saints sont au désespoir non plus en raison de la blessure inattendue de Bryant. Dans cette équipe, il aurait été une pièce additionnelle du casse-tête plutôt que le morceau clé.

Bryant ne se pointait pas en sauveur, mais dans un rôle qui lui aurait mieux convenu après des saisons où il est devenu clair qu’il n’affichait plus le lustre de ses belles années.

En embauchant Bryant, les Saints ajoutaient non seulement un élément de profondeur, mais aussi une autre cible qui suscite le respect chez la défensive adverse, même s’il n’a pas franchi la barre des 70 réceptions et 1000 verges depuis 2014.

Dans les jours à venir, il ne faudrait pas s’étonner que les Saints se tournent vers du renfort. En plus de Bryant, ils avaient mis à l’essai plus tôt cette semaine un autre mercuriel receveur, le vétéran Brandon Marshall. Ce dernier a raté presque toute la saison dernière chez les Giants et a été libéré il y a quelques semaines par les Seahawks, sa sixième équipe ! D’autres options feront sans doute l’affaire.

Dommage, parce que Bryant aurait été encadré par des vétérans respectés qui n’auraient pas toléré ses crises de diva et qui auraient exigé de la productivité. Mais quand même, rien n’a changé pour les Saints, qui demeurent de légitimes aspirants aux grands honneurs.

5 points à surveiller

1. Le carré d’as

À la mi-saison, les Rams (8-1), Chiefs (8-1), Patriots (7-2) et Saints (7-1) sont considérés comme les quatre équipes à battre, celles qui risquent de se retrouver dans le carré d’as en janvier. Sachez que dans l’ère du Super Bowl, 216 équipes qui ont débuté ont présenté une fiche de 8-1 ou 7-2 et que 194 d’entre elles (89,8 %) ont fait les séries. Du nombre, 61 de ces équipes (28,2 %) ont atteint le Super Bowl après avoir présenté un tel dossier.

2. Des marques pour les quarts

Les quarts-arrière Drew Brees et Tom Brady continuent presque chaque semaine d’atteindre des plateaux historiques. Le quart-arrière des Patriots amorcera aujourd’hui face aux Titans son 300e match en carrière, en incluant les séries, un plateau que seul Brett Favre (326) a atteint avant lui. Parlant de Favre, Brady et Brees risquent de le déloger aujourd’hui de sa deuxième place dans l’histoire avec 508 passes de touchés, eux qui en comptent respectivement 505 et 506.

3. Touché, Gurley !

Le porteur des Rams, Todd Gurley, tentera d’inscrire un touché dans un dixième match de suite, face aux Seahawks. S’il y parvient, Gurley deviendra le quatrième porteur seulement dans l’histoire à signer un touché lors des 10 premiers matchs de son équipe. Le dernier à avoir réalisé l’exploit est un certain OJ Simpson, en 1975, lors des 14 premiers matchs des Bills.

4. Des retrouvailles

Les Patriots retrouveront de vieux visages connus face aux Titans. D’abord, leur ancien secondeur Mike Vrabel dirige maintenant l’équipe adverse. Le porteur Dion Lewis mène chez les Titans avec 338 verges au sol, en plus de 33 réceptions. Il y aura enfin le demi de coin Malcolm Butler, héros de l’avant-dernier Super Bowl des Pats, qui connaît des ennuis en ayant accordé sept des 14 touchés par la passe inscrits contre les Titans.

5. Un lundi avec Nick Mullens

Inconnu la semaine dernière, Nick Mullens a causé la surprise en lançant trois passes de touchés à son premier départ en carrière avec les 49ers. Demain soir, il reprend son poste et, s’il refait le coup, il deviendrait le cinquième après Dan Marino, Kurt Warner, Matt Flynn et Tyrod Taylor avec trois passes de touchés à ses deux premières parties.