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La vitamine D n'aiderait pas à prévenir le cancer et les maladies cardiovasculaires

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Prendre des suppléments de vitamine D dans l’espoir de tenir à distance le développement d’un éventuel cancer ne servirait à rien, montre une vaste étude réalisée aux États-Unis.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi de près 25 871 participants, des hommes de 50 ans et plus et des femmes de 55 ans et plus, pendant 5,3 années en moyenne. Une partie d’entre eux s’est vu administrer une dose de 2000 unités internationales (0,05 mg) de vitamine D, tandis qu’un groupe témoin a reçu un placebo.

Au cours de la période étudiée, 793 personnes ayant reçu de la vitamine D ont développé un cancer, contre 824 dans le groupe placebo, soit une différence non statistiquement significative. Les chercheurs n’ont pas non plus noté de différence majeure sur les types de cancer développés par les patients dans chaque groupe.

Par ailleurs, 805 participants à l’étude ont subi un événement cardiovasculaire majeur, soit un infarctus du myocarde (communément appelé crise cardiaque), un accident vasculaire cérébral ou un décès des suites d’une maladie cardiaque. Du nombre, 396 se trouvaient dans le groupe qui prenait de la vitamine D, tandis que 409 recevait le placebo.

«En résumé, la prise journalière d’une haute dose de vitamine D pendant 5 ans chez des adultes américains en santé ne réduit pas le taux de cancer ou d’événements cardiovasculaires majeurs», ont soutenu les chercheurs en guise de conclusion.

L’étude a été publiée dans le «New England Journal of Medecine».