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Sextorsion et sécurité nationale

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Une affaire de tentative de sextorsion commise par des « acteurs étrangers » auprès d’un député influent siégeant à un comité ultra-secret qui traite de sécurité nationale et de renseignements.

On croirait lire les grandes lignes d’un roman. C’est plutôt l’étrange saga qui a secoué la colline du Parlement, à Ottawa.

Ex-ministre conservateur depuis plus d’une décennie, Tony Clement a avoué avoir fait l’objet d’une tentative d’extorsion financière après avoir partagé des images sexuellement explicites de lui-même. L’enquête de la GRC révélera qui l’a ciblé, et pourquoi. D’autres révélations ont suivi : des allégations d’inconduite, des aveux d’infidélités et de comportements inappropriés, ainsi qu’un autre épisode de sextorsion cet été. Dans ce cas, l’homme marié de 57 ans aurait, de surcroît, manqué à son devoir d’aviser qui de droit.

Le tout constitue un grave manque de jugement. Chassé du Parti conservateur, la démission de M. Clement est dorénavant réclamée par certains de ses électeurs.


Nicola Di Iorio, PLC

Photo d'archives, Hugo Joncas

Parlant d’étrange, l’élu montréalais Nicola Di Iorio a enfin mis fin à sa valse-hésitation comprenant une mystérieuse absence prolongée en Chambre, une mission secrète confiée par le premier ministre et une démission remise en question. Di Iorio a mis fin au suspense en annonçant qu’il quitterait son poste le 22 janvier, évitant du coup une élection partielle. Ça semble organisé avec le gars des vues. Ni Di Iorio ni le bureau du premier ministre n’ont brillé par leur transparence dans ce dossier. Et plusieurs zones d’ombres subsistent toujours.


Seamus O’Regan, ministre

Photo d'archives, AFP

Des centaines de milliers de vétérans ont été privés d’une part de leur pension d’invalidité en raison d’une erreur comptable d’environ 165 M$ de la part d’Anciens combattants Canada, de 2003 à 2010. L’erreur est survenue bien avant qu’arrivent au pouvoir l’actuel gouvernement et le ministre O’Regan, qui compte rembourser les vétérans touchés, d’ici 2020. Toutefois, le ministère refuse aujourd’hui de dire qui est fautif dans cette affaire, si des fonctionnaires ont été réprimandés à l’époque et pourquoi les vétérans n’ont pas été dédommagés dès 2011.


Gérard Deltell, PCC

Photo d'archives, Christopher Nardi

Plusieurs Québécois se sont démarqués lors de la remise des prix des parlementaires de l’année, octroyés selon les votes des quelque 330 députés eux-mêmes. Parmi eux, le conservateur de la région de Québec a remporté le titre de meilleur orateur. C’est la première fois en plus d’une décennie d’existence que ce prix est remis à un francophone. Quiconque regarde la période de questions sait que Gérard Deltell s’y démarque. Alors que de plus en plus d’élus se contentent de lire des phrases toutes faites, M. Deltell croise le fer brillamment.