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Accusée d'avoir tué ses deux enfants: le procès d'Adèle Sorella s'ouvre à Laval

La mère subit son procès au palais de justice de Laval

Accusée d'avoir tué ses deux enfants: le procès d'Adèle Sorella s'ouvre à Laval
DELF BERG/AGENCE QMI

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Une mère de Laval accusée d’avoir tué ses deux fillettes serait la seule personne ayant pu commettre les assassinats alors que son mari lié au crime organisé était en cavale, a prétendu la Couronne lundi.

 

Au premier jour de son procès devant jury, Adèle Sorella a plaidé non coupable à deux chefs de meurtre prémédité de ses filles Amanda et Sabrina.

D’après l’acte d’accusation, les deux enfants respectivement âgées de 9 et 8 ans auraient été tuées dans leur résidence cossue de Laval, le 31 mars 2009.

Leur mère de 43 ans vivait alors des moments difficiles, d’après la Couronne, puisque son mari Giuseppe De Vito était en cavale depuis trois ans.

L’homme lié au crime orga­nisé fuyait la police, qui le recherchait dans le cadre de l’opération Colisée.

« Notre théorie est que l’accusée avait l’opportunité exclusive de commettre le meurtre de ses filles Amanda et Sabrina De Vito », a affirmé lundi Me Nektarios Tzortzinas, de la Couronne, dans sa déclaration d’ouverture.

Adèle Sorella aurait tenté de se suicider à plusieurs reprises pendant l’absence prolongée de son mari, si bien que sa mère était venue résider chez elle pour l’aider avec les fillettes.

Le matin du drame, la grand-mère des victimes s’est rendue chez sa sœur, à Montréal. L’accusée devait ensuite la conduire à un rendez-vous chez le médecin, mais ne se serait jamais présentée, selon ce qui a été dit lundi aux six femmes et six hommes du jury, au palais de justice de Laval.

Adèle Sorella aurait laissé un message inquiétant à son frère, qui se serait présenté à la résidence de la rue de l’Adjudant.

C’est lui qui aurait découvert les corps inanimés de ses nièces dans la salle de jeu familiale. Vêtues de leur uniforme scolaire, elles étaient étendues au sol, côte à côte.

« Bien que la cause exacte de leurs décès demeure indéterminée, la mort simultanée et inattendue de deux sœurs qui étaient en bonne santé écarte de toute évidence une mort de cause naturelle », a soutenu Me Tzortzinas, qui est assisté de Mes Simon Lapierre et Christian Fournier.

Chambre hyperbare

D’abord introuvable, Mme Sorella a été arrêtée dans la nuit, à la suite d’un accident de voiture.

Durant le procès, la Couronne accordera une attention particulière à une chambre hyperbare trouvée au domicile de l’accusée. Il s’agit d’un appareil servant à administrer de l’air sous pression.

Adèle Sorella est défendue par Mes Pierre et Guy Poupart. Le procès, qui doit durer trois mois, est présidé par la juge de la Cour supérieure Sophie Bourque.