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Arrêté pour des propos menaçants, il maintient qu'il veut battre des antifascistes

Arrêté pour des propos menaçants, il maintient qu'il veut battre des antifascistes
Capture d'écran TVA

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Un citoyen de la région de Montréal maintient qu’il veut battre des antifascistes, et ce, trois jours après son arrestation par la Sûreté du Québec (SQ) pour des propos menaçants.

Pierre Dion, connu des médias pour ses prises de position controversées sur les migrants et organisateur de manifestations pour dénoncer leur présence à Saint-Bernard-de-Lacolle, a été appréhendé vendredi par la SQ. Il a été relâché, sous promesse de comparaître en début d’année prochaine.

Il se serait servi de Facebook pour encourager les gens à battre des antifascistes. Il pourrait être accusé d’incitation à commettre des actes criminels.

Pourtant, malgré la gravité des propos allégués, le citoyen de la région de Montréal persiste et signe. En entrevue, lundi, à TVA Nouvelles, il a pleinement assumé ses paroles.

«Les antifascistes veulent faire leurs lois. Moi, je suis un citoyen du Québec qui défend nos droits, qu’on est en train de se faire enlever. Ces individus sautent sur du monde à trois ou quatre. Il faut arrêter de se faire piler sur le dos», a-t-il dit.

«Si les antifascistes nous attaquent dans le cadre d’une manifestation, moi, je ne suis pas un mouton. Je ne me laisserai jamais battre par eux, jamais», a-t-il ajouté.

Pierre Dion fait allusion à une marche contre le racisme qui a dégénéré en août dernier à Québec. Un homme avait été grièvement blessé lors de cette manifestation. Il croit que les antifascistes sont à l’origine de cette attaque.

M. Dion n’en est pas à ses premières frasques puisqu’un procès l’attend au début de l’année à Laval dans une tout autre affaire alléguée de voies de fait et de menaces.

«Nous sommes hélas devenus trop familiers avec de tels propos, peut-être parce qu’ils sont davantage publics», croit la titulaire de la Chaire en gestion de la diversité culturelle et religieuse, Solange Lefebvre.

«Ce qu’il faut se dire, c’est que les médias sociaux, lorsqu’on en fait un usage important, peuvent amener certains esprits à s’échauffer. On est très clair au Canada à ce sujet: l’incitation à la violence physique, les menaces, le harcèlement verbal ne sont pas acceptables.»

Pour Mme Lefebvre, les forces de l’ordre doivent intervenir pour poser des limites à ces individus.

«Les esprits plus radicalisés qui pourraient basculer dans la violence sont très prudents habituellement. On peut donc, d’une certaine manière, se réjouir que cela devienne public avant que la personne passe à l’acte, pour qu’on puisse l’arrêter. Le problème, c’est quand la personne dissimule son intention», a-t-elle souligné.