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À ceux qui refusent de signer le Pacte

À ceux qui refusent de signer le Pacte
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Ce qui m’inquiète le plus dans le mépris que chroniqueurs et citoyens transmettent aux artistes impliqués dans le Pacte pour la transition, c’est qu’il propage de fausses informations.

Le Pacte n’existe pas pour que nos vedettes se vantent de leur posture verte. Il existe pour que vous et moi agissions pour réduire notre empreinte carbone et qu’ensuite, nos signatures servent de levier pour que François Legault agisse à son tour. Si les artistes ont été sollicités, c'est parce que leur tribune est imposante et leur voix, portante.

«Il est nécessaire qu’artistes et scientifiques travaillent ensemble pour passer un message», m’explique Catherine Potvin, experte en changement climatique et co-auteure du Pacte. «Les artistes ne communiquent pas de la même façon que nous!»

Authentique combat

La scientifique est claire: l’implication environnementale de Dominic Champagne n’est pas nouvelle. «Il s’est longtemps battu contre les gaz de schiste et pour qu’Anticosti soit reconnue comme patrimoine. En octobre dernier, il est venu nous voir, Normand Mousseau et moi, pour mettre son Pacte en marche».

Depuis, aucun signataire n’a eu la prétention de se croire parfait. Ceux qui trouvent ridicule que des personnalités dont l’opulent compte en banque reflète l’empreinte carbone signent le Pacte, n’ont rien compris

«C’est justement des gens comme Guy Laliberté qui doivent signer, qui doivent faire un effort», continue Mme Potvin au téléphone.

On accuse les artistes de ne plus être engagés, mais quand ils se réunissent et admettent avoir un énorme effort à fournir, on leur réclame pudeur.

Zéro discrétion

Moi, je suis contre la pudeur. Crions, hurlons sur tous les toits notre envie de moins prendre la voiture, d’acheter davantage local. Jamais la retenue n’a été la pierre angulaire d’un combat.

De plus en plus de Québécois se désengagent à coup de «le Canada n’émet que 2 % des émissions de GES sur terre», sans savoir que selon les dernières données de Catherine Potvin, «Par habitant, on a le pire taux d’émission au monde, point final.»

En signant le Pacte, on s’engage à certes, s’éduquer, mais surtout, à éduquer son prochain.

 

Cette chronique est en lien à la semaine de Pierre Martin :

 

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