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Des bénévoles prennent leur village en main

Des activités et services sont possibles à faible coût

Inauguré en 2016, le Dépanneur aux Caissons est récipiendaire d’un prix d’intelligence collective. Il est géré par des bénévoles et des activités de financement assurent sa pérennité.
Photo courtoisie, Mireille Forget Inauguré en 2016, le Dépanneur aux Caissons est récipiendaire d’un prix d’intelligence collective. Il est géré par des bénévoles et des activités de financement assurent sa pérennité.

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SAINTE-LOUISE | Des dizaines de citoyens de Sainte-Louise, un village de 700 habitants, accumulent des milliers d’heures de bénévolat pour gérer leur dépanneur, peinturer les fenêtres de l’extérieur de l’église et s’occuper de leurs aînés.

Grâce à eux, la municipalité n’a pas à payer d’employés au service des loisirs. Elle peut aussi garder un taux de taxes acceptable. Le dépanneur du village est géré par des bénévoles, et des activités de financement assurent sa pérennité. Seuls les employés sont payés.

Le travail qu’ils accomplissent, s’ils étaient payés au salaire minimum, vaudrait 100 000 $.

« Cela nous permet d’avoir accès à des services qui seraient autrement impossibles à offrir », indique le maire, Normand Dubé. « Mon impression est que ce n’est pas une municipalité très riche et que les gens se sont toujours débrouillés par eux-mêmes », résume la directrice du développement de Sainte-Louise, Kim Cornelissen.

Dans l’ADN

Le sens du bénévolat est dans l’ADN des gens de ce village, croit une bénévole de longue date, Paulette Michaud. « Les jeunes voient leurs parents faire du bénévolat, ils suivent en arrière. Rendu à 25 ou 30 ans, on leur demande et ils s’impliquent eux aussi », croit Mme Michaud.

La dame a trouvé une solution simple pour éviter que ce soit toujours les mêmes bénévoles qui s’occupent de tout. Il suffit de demander. « Je me dirige vers d’autres personnes et ça permet de les intégrer dans la communauté. Je n’ai jamais eu de réponses négatives », dit simplement Mme Michaud.

Pas de bénévole de l’année

Les bénévoles refusent que l’on donne un titre de bénévole de l’année à Sainte-Louise. Cette année, le groupe « Les Joyeuses bénévoles » a remporté un prix du Mérite municipal du ministère des Affaires municipales.

La réalité est que c’est une bénévole en particulier, Gisèle Desroches, qui a remporté le prix, parce que le règlement voulait que le prix soit donné à une seule personne.

« Je n’ai pas fait ça toute seule. S’il n’y avait pas eu le goût, l’élan, l’énergie, si on n’était pas venu me voir, on n’aurait rien fait », a dit Gisèle Desroches.

Le Réseau de l’action bénévole du Québec relève cet esprit de solidarité. « Plus la municipalité est petite et moins elle a des moyens, plus les gens doivent se mobiliser pour avoir des services », a dit Marilyne Fournier, directrice du réseau.