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La paix à faire

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MAXIME DELAND/AGENCE QMI

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À l’époque où M. Landry était premier ministre, j’étais davantage intéressé par le coloriage que par l’avenir du Québec.

Cependant, aujourd’hui, j’admire sa vision des relations entre peuples.

Cette semaine, le Québec met en terre un géant, Bernard Landry. Acharné et combatif, il fait partie des grandes personnalités politiques qui ont préféré les ponts aux murs.

Bernard Landry laisse, notamment, sa marque par la signature de la Paix des Braves en 2002. Ce traité, de nation à nation, pour la mise en place d’un partenariat de développement socio-économique en Jamésie fait figure d’exemple dans le monde pour la reconnaissance des droits autochtones.

Malheureusement, la paix est toujours à faire entre les Premières Nations et les Québécois.

L’injustice

Au cours des dernières années, les communautés autochtones ont multiplié les cris du cœur pour dénoncer les inégalités systémiques. 

D’abord, on pense aux pensionnats qui ont brisé des milliers de vies. Aujourd’hui, à travers des indicateurs comme le taux de suicide, la violence dans les ménages et la toxicomanie, on constate toujours la détresse des Autochtones. Déracinés à l’enfance, vivant maintenant dans le système réducteur des réserves, nombreux peinent à trouver un sens à la vie.

Ensuite, on pense aux sévices sexuels, commis par des policiers, qu’ont subis trop de femmes autochtones à Val d’Or. Leurs témoignages poignants ont permis la naissance d’une commission sur les relations entre Autochtones et services publics québécois. Devant celle-ci, Martin Prud’homme, qui dirigeait la SQ pendant la crise, n’a pas présenté d’excuses au nom de l’organisation. Toujours progressif, le Québec?

L’avenir

En 2017, une vague de suicide chez les jeunes ravage une communauté autochtone de la Côte-Nord. Depuis le début de l’année, le Nunavik vit une tragédie similaire. 

Les gouvernements devront envoyer plus que des condoléances. Une partie de la jeunesse du Nord ne voit plus d’espoir dans la renaissance de cultures à protéger et dans l’immensité d’un territoire à rêver. C’est d’une tristesse qui commande le courage politique d’engager une discussion avec les Premières Nations.

Il faut bâtir sur l’héritage de Landry pour faire la paix, de nation à nation, par humanisme.

 

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