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Les crédits technos ont fait leur temps, dit Mitch Garber

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Les controversés crédits d’impôt que touchent plusieurs entreprises du multimédia comme Ubisoft ont fait leur temps, a estimé mardi le nouveau président du conseil d’administration d’Investir au Canada, l’homme d’affaires et ex-Dragon, Mitch Garber.

Créée il y a moins d’un an, cette nouvelle agence a comme mandat d’attirer des investissements étrangers au Canada, dans le but d’y créer des emplois.

Cela n’a pas empêché M. Garber de souhaiter la fin des crédits d’impôt aux entreprises du multimédia, mis en place en 1997 par le gouvernement péquiste de Bernard Landry pour cette même raison.

« Taux d’emploi de 100 % »

« On peut débattre si ce crédit d’impôt devrait durer une éternité. C’est un bon débat, je pense qu’on est prêts à l’avoir », a-t-il déclaré devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

« Je peux dire qu’il faut réétudier la situation, on est maintenant à un taux d’emploi de 100 % chez les développeurs en technologie au Québec. C’est impossible d’en trouver de nouveaux. Est-ce que c’est juste que cela coûte 130 000 $ pour une entreprise, et 100 000 $ pour une autre, pour [embaucher] le même développeur ? Non ! »

Pour rappel, Québec a garanti à Ubisoft le maintien du niveau actuel des crédits d’impôt jusqu’en 2027, en retour de quoi l’entreprise s’est engagée à créer 1000 nouveaux emplois dans la province.

Depuis 2005, Ubisoft a reçu pas moins de 1,1 milliard $ en crédits d’impôt et subventions au Canada, révélait une compilation du Journal à partir des rapports annuels de la multinationale française, l’été dernier.

Environ 90 % de cette somme a été versée par Québec.