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Cirque Eloize: un «Hotel» où il fait bon vivre

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Dans le cadre de son 25e anniversaire, le Cirque Eloize présentait, mercredi, la première de son nouveau spectacle «Hotel», au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à Montréal.

Dès le lever du rideau, on passe la porte du lobby d’un hôtel intemporel de style Art déco au charme suranné où se croise une foule bigarrée de voyageurs venus d’horizons hétéroclites. Plus que l’histoire du lieu, on s’attache aux histoires des voyageurs qui peuplent cet établissement si particulier.

Deux étrangers se retrouvent pour un main à main qui exploite aussi bien le vocabulaire du cirque que les codes de la danse contemporaine. Le souffle haletant des employés de l’hôtel (remixé en direct par un DJ) sert ensuite de trame sonore pour un numéro de roue Cyr, avant que les autres clients de l’hôtel se dandinent sur de la musique disco.

Le metteur en scène Emmanuel Guillaume a fait le choix d’intégrer les performances de cirque directement dans la trame dramatique et théâtrale.

Tous les éléments, que ce soit la musique, la danse, les performances ou les chansons, se fondent les uns dans les autres. Même les installations d’appareils techniques permettent l’ajout de scènes humoristiques ou dansantes qui donnent un ensemble rafraîchissant.

Plus tard, un duo de cerceaux s’est révélé étonnant, d’autant plus que d’autres personnages se sont immiscés dans le numéro. À un moment, c’est plus d’une dizaine de cerceaux qui roulent sur scène.

Ingénieuses, les formes géométriques en fond de scène servent autant comme élément de décor pour les comptoirs d’accueil de l’hôtel que comme refuge pour les musiciens ou comme scène secondaire pour un jongleur espiègle.

Certains intermèdes utilisent autant les codes des clowns que ceux du burlesque de théâtre avec un effet ludique indéniable.

Chaque numéro est aussi accompagné d’une trame sonore originale, composée par Éloi Painchaud, qui ajoute une dimension raffinée et vintage.

Ariri Tuedon a été prodigieuse dans son numéro de sangles rempli de poésie et d’une technicité incroyable.

La finale de mâts chinois, à laquelle tous les artistes du spectacle participent, est visuellement magnifique, et conclut une soirée parfaite durant laquelle la magie, la performance et l’émotion se sont épousées juste pour le meilleur.

«Hotel» du Cirque Eloize est présenté au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts jusqu’au 17 novembre.