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Les examens privés pourraient rester

La volonté d’Ottawa de mettre fin aux examens à deux vitesses suscite de vives réactions

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La volonté d’Ottawa de mettre fin aux examens médicaux à deux vitesses pourrait être contestée par Québec selon un expert en économie de la santé.

Selon l’économiste Yanick Labrie, le gouvernement fédéral fait fausse route en tentant d’imposer la fin des examens payés par les patients au privé. Comme le révélait notre Bureau d’enquête, hier, la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, a envoyé une lettre à l’ex-ministre Gaétan Barrette en août dernier.

Yanick Labrie, économiste
Photo courtoisie
Yanick Labrie, économiste

Elle demandait de cesser de tolérer les services diagnostiques offerts plus rapidement dans les cliniques privées moyennant un paiement du patient. Elle menace même de couper les transferts en santé dès 2023 si le gouvernement n’agit pas.

Une erreur selon M.Labrie.

« La Loi canadienne sur la santé n’interdit pas les soins médicalement requis fournis et financés de manière privée », dit-il.

Surprise

Selon lui, Québec n’enfreindrait pas la Loi canadienne sur la santé comme c’était le cas dans le dossier des frais accessoires. Il croit aussi qu’il sera difficile, voire impossible, d’offrir autant de services en les finançant uniquement avec de l’argent public. L’avocat spécialisé en santé, Jean-Pierre Ménard, a été surpris par la décision d’Ottawa après des années de tolérance.

« C’est un peu étonnant que le fédéral se lève un matin et sonne la fin de la récréation », dit-il. D’autant plus que les gens ne s’en plaignaient pas.

Même s’il salue l’idée, il ne croit pas que la solution de financer avec l’argent public les soins présentement offerts au privé soit la bonne.