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Des ambulances n'entrent pas dans le garage de certaines urgences

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SAGUENAY – Les nouveaux véhicules acquis par la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ) causent des maux de tête aux ambulanciers: ils n'entrent pas dans le garage de certaines urgences de la province, a appris TVA Nouvelles.

C'est le cas à l'urgence de l'hôpital de Jonquière, à Saguenay, où un des cinq véhicules acquis sera en service sous peu. L'objectif est de les tester parce que d'ici deux ans toute la flotte deux véhicules devra être remplacée.

Le nouveau modèle, un Ford F-450, a été préféré à l'ancien modèle qui n'est plus offert dans une motorisation de diesel. Sa boîte arrière est plus courte, mais elle est plus haute de 8 pouces pour permettre aux ambulanciers d'être debout.

Leur achat a été autorisé par le ministère de la Santé.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, n'est pas contre l'idée d'améliorer le confort des ambulanciers et des patients, mais il déplore que le ministère n'ait pas fait davantage de vérifications.

«Je ne peux pas croire que le sous-ministre associé aux portes de garage n'ait pas parlé au directeur adjoint de l'achat des ambulances, a-t-il dit. Je n'en reviens tout simplement pas.» Il a fait parvenir une lettre aux autorités régionales de la santé, mais attend toujours une réponse.

Cette situation prouve, selon lui, la nécessité de rénover dans les plus brefs l'urgence de l'établissement de santé.

«L'intérieur est aussi désuet et ça fait des années que je demande des travaux urgents, a-t-il rappelé. J'espère juste qu'on ne se servira pas des portes de garage comme prétexte pour transférer des patients à Chicoutimi.»

Le nouveau véhicule serait arrivé à Saguenay, il y a deux semaines, selon les informations de TVA. Il n'est pas encore en service.

Les autorités de la santé du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont réagi jeudi après-midi. Elles admettent que l'infrastructure de cet établissement de santé présente plusieurs défis.

«Nous sommes actuellement en pourparlers avec la coopérative pour mettre en place une procédures adéquate et sécuritaire, a indiqué la conseillère aux communications du centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Joëlle Savard. Tous les scénarios sont analysés, mais il est encore trop tôt pour prendre une décision.»