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Montréal: 1,2 milliard $ pour remettre en état le parc d’HLM

Habitation loyer modique HLM
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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Le parc montréalais de logements à loyer modique (HLM) a besoin d’un investissement total de 1,2 milliard $ pour être remis en état, selon l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM).

«Notre parc a un indice de vétusté extrêmement élevé», a signalé jeudi la directrice générale de l’OMHM Danielle Cécile, présente à la Commission sur les finances qui étudie le budget 2019 de la métropole.

Cette dernière a expliqué que le parc de l’OMHM, d’un âge moyen de 41 ans et qui compte 20 810 logements, a été sous-financé de façon chronique pendant les années 1990 et 2000, et fait face aujourd’hui à un déficit d’exploitation.

L’OMHM fait une demande budgétaire annuelle de 150 millions $, et ne peut pas faire plus que les montants qui lui sont octroyés par les gouvernements provinciaux et fédéraux.

«La façon dont l’OMHM est chapeauté par le gouvernement du Québec est très restrictive. Ils nous donnent à compte-gouttes l’argent pour la rénovation. Tu ne peux pas faire un budget pour la rénovation quand tu ne connais pas ton argent d’avance», a indiqué la responsable de l’habitation Magda Popeanu, assurant que son administration est très sensible et proactive sur ce dossier.

Par exemple, l’OMHM avait reçu un montant supplémentaire de 1 million $ cet automne, mais il doit être dépensé d’ici Noël, a précisé Danielle Cécile.

«La performance de l’Office pour dépenser l’argent pour des travaux majeurs est excellente. On dépense tout l’argent, et on ne laisse pas d’argent sur la table», a-t-elle soutenu.

Insalubrité

Un projet-pilote doit voir le jour en 2019 dans de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, un des arrondissements avec le plus grand nombre de logements insalubres, a annoncé Magda Popeanu.

On souhaite rassembler davantage les acteurs du milieu de l’habitation et du logement social, comme l’OMHM et la Société d’habitation du Québec, autour d’une même table pour favoriser une meilleure concertation et responsabilisation, afin d’éviter à terme les évictions de logements insalubres.

La Ville a augmenté cette année son nombre d’inspecteurs et projette réaliser plus de 2000 inspections d’ici la fin de l’année, et 2600 en 2019.

Le diagnostic d'insalubrité se fait aussi plus rapidement. La Ville peut envoyer une équipe de plusieurs inspecteurs pour faire une visite éclair. Cela a fait que le temps entre la visite et l'envoi d'avis d’infraction est passé de 90 jours à 20 jours en moyenne cette année. «L’impact est donc beaucoup plus grand», a commenté la directrice du Service de l’habitation Marianne Cloutier.