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Relayer l’appel

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Photo Simon Clark

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À Denise Bombardier, Sophie Durocher, Lise Ravary

J’ai pris bonne note des commentaires de Mmes Denise Bombardier, Sophie Durocher et Lise Ravary dans les pages du Journal de Montréal, commentaires plutôt négatifs à l’égard du Pacte pour la transition et de ses premiers signataires. Les critiques sont bienvenues, car elles nous aident à nous améliorer. Nous n’avons peut-être pas assez bien expliqué notre but.

Le secrétaire général des Nations unies a lancé un appel à tous les citoyens des 193 États membres à exiger de leurs gouvernements respectifs qu’ils mettent en place, d’ici deux ans, un plan d’action vigoureux pour limiter le réchauffement du climat. Puis le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a sonné l’alarme : il faut absolument limiter le réchauffement sous la barre des 2° Celsius, sans quoi les conséquences seront catastrophiques.

Toutes les nations doivent mettre la main à la pâte : les experts nous demandent de réduire les gaz à effet de serre de 45 % d’ici 2030, soit en moins de 12 ans. Au Québec, cela pourrait vouloir dire que nous devrons brûler 10 milliards de litres de pétrole en 2030, plutôt que les 18 milliards actuels. Le défi est énorme, la tâche, colossale.

C’est cet appel des Nations unies que nous tentons de relayer avec le Pacte pour la transition. Les signataires s’engagent à deux choses : tenter de réduire leur empreinte carbone et faire pression sur les gouvernements pour qu’ils prennent les mesures collectives qui s’imposent. Bien entendu, les personnes bien nanties (comme moi) ont un effort plus grand à faire, car elles consomment plus. Nous ne demandons pas cet effort aux Québécois qui travaillent au salai­re minimum ou aux parents qui doivent compter leurs sous pour nourrir leurs enfants.

Notre démarche est-elle la meilleure ? Je ne sais pas. Mais je crois que cette initiative est un pas dans la bonne direction. Tant mieux, mesdames, si vous avez d’autres idées. En attendant, nous vous invitons bien amicalement à signer le Pacte.

Bien à vous,

Dominic Champagne