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Rimouski: des étudiants en grève pour obtenir des stages payés

Les étudiants de l’UQAR vont faire la grève pendant trois jours

Au courant de la dernière année, des mouvements de pression en escalade ont été réalisés à l’UQAR, comme on peut le voir sur ces affiches apposées il y a quelques mois. La grève était la prochaine étape.
Photo courtoisie AGECAR Au courant de la dernière année, des mouvements de pression en escalade ont été réalisés à l’UQAR, comme on peut le voir sur ces affiches apposées il y a quelques mois. La grève était la prochaine étape.

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Les étudiants de l’Université du Québec à Rimouski ne veulent plus être considérés comme de la main-d’œuvre bon marché et souhaitent être payés lorsqu’ils font leurs stages.

Ils ont voté à la majorité pour trois jours de grève les 20, 21 et 22 novembre.

Les étudiants déplorent que pour certains programmes, comme en administration, ce soit plus facile d’être payé par un employeur à titre de stagiaire. Pour d’autres programmes, comme en santé ou dans le communautaire, ce n’est souvent pas le cas.

Les stagiaires veulent être payés en fonction de l’emploi qu’ils occupent. «Si eux n’occupent pas cet emploi-là, quelqu’un d’autre le fera et il sera rémunéré», estime Laura Daigneault, secrétaire générale de l’Association étudiante de l’Université du Québec à Rimouski (AGECAR).

«Il faut parfois même payer pour faire le stage, comme dans le cas de ceux qui payent leur stationnement. Ça leur enlève de l’argent que de faire le stage», déplore-t-elle.

Selon elle, lorsqu’un étudiant est en stage, il arrive qu’il ne puisse pas être disponible pour son emploi à temps partiel qui lui permet de payer son loyer et ses dépenses scolaires.

Les étudiants veulent être traités comme des employés et obtenir une rémunération et non une compensation. Depuis cet automne, les finissants en éducation sont rémunérés sous forme de bourses lors de leur stage final, pour aider à contrer la pénurie d’enseignants qui frappe le Québec.

Charge supplémentaire?

L’Association étudiante ne croit pas que des stagiaires représentent une charge supplémentaire pour un employeur. «Quand on a un nouvel emploi, on se fait former et on est toujours payé pour les formations. Il y a toujours un ajustement de l’employeur», a dit Laura Daigneault.

La grève vise à faire bouger le gouvernement, qui doit légiférer en ce sens et prendre le dossier en charge, croit-elle. «Il faut qu’il (l’État) se rende compte que former des stagiaires ne peut que leur bénéficier.»

Une manifestation à Montréal aura lieu le 21 novembre pour que d’autres étudiants du Québec joignent leurs voix à cette demande.

Le ministre s'est dit bien au fait de la situation. Selon son cabinet, il prendra acte des demandes des étudiants et analysera la situation avec son équipe.