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«Le 3e lien, c'est comme une ligne de coke»: Catherine Dorion se défend et critique les médias

«Je persiste et signe, ma métaphore est vraiment bonne.»

«Le 3e lien, c'est comme une ligne de coke»: Catherine Dorion se défend et critique les médias
PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUÉBEC

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Catherine Dorion n'a pas l'intention de se conformer à ce que l'on attend habituellement des politiciens, peu importe ce que les médias et les «trolls» en pensent.

De passage à l'émission Dutrizac de 6 à 9 sur les ondes de QUB radio, la députée solidaire de Taschereau a balayé du revers de la main les critiques sur son style et son franc-parler.

«Ce qui me fait capoter, c'est que, parce que je fais de la politique, je devrais être un personnage qui ne s’exprime pas fort, qui s’exprime avec peu de couleur, qui ne bouge pas beaucoup, qui s’habille de façon à ce qu’on ne la remarque pas trop», a dénoncé Mme Dorion au bout du fil.


Réécoutez l’entrevue de Catherine Dorion à Dutrizac de 6 à 9:


 

Selon elle, le désir de voir les politiciens se conformer à des normes fait en sorte que les élus et les citoyens qu'ils représentent sont «condamnés à ne jamais parler fort».

«Les questions qu’on me pose, c’est: “Me semble que vous êtes députée, Mme Dorion, vous ne pouvez pas faire ci et ça.” Mais qu’est-ce que ça veut dire? Ça veut dire qu’à partir du moment où on commence à avoir un peu de pouvoir politique, il faudrait qu’on se ferme la gueule», a laissé tomber Mme Dorion.

Retour sur la ligne de coke

Catherine Dorion est revenue sur la fameuse vidéo où elle fait une analogie entre le troisième lien et une ligne de cocaïne, critiquant la couverture médiatique qui a suivi.

«Tous les arguments sont là. J’ai fait de la recherche et c’est des arguments vraiment pragmatiques et intelligents, dit-elle en parlant de sa vidéo. À un moment donné, je fais une comparaison le fun, parce que je sais que personne ne va l’écouter s’il n’y a rien de le fun autour. Ça fait que les médias et les trolls se “pitchent” là-dessus et ne montrent que ça.»

Bien qu'elle juge que sa comparaison soit «vraiment bonne», Catherine Dorion est déçue de constater que les propos qu'elle tient dans la vidéo de près de quatre minutes ont été ignorés.

 

«J’ai vraiment tout fait pour que les gens fassent l’effort d’aller voir la vidéo au complet, parce que les médias ne vont pas le transmettre», estime-t-elle.

Ce matin, la vidéo avait obtenu plus de 196 000 visionnements et 1800 partages.