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Palais de justice de Trois-Rivières: Fernand Proulx, 80 ans, et toujours au travail

Fernand Proulx
Capture d'écran, TVA Nouvelles Fernand Proulx

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On vous a exposé ces derniers jours la tendance de plusieurs retraités à retourner au travail. Mais poursuivre sa carrière à l'âge vénérable de 80 ans, c'est pour le moins exceptionnel!

Fernand Proulx connaît le palais de justice de Trois-Rivières par cœur. Il circule dans ces corridors depuis presque 60 ans.

Il a été engagé par les services financiers où il s'occupait entre autres des saisies de salaire.

«J'avais 21 ans, en 1959, a raconté M. Proulx. Ça fait 55 ans de service, j'ai pris ma retraite en 1997, je suis revenu le 1er octobre 2001, pour aider pendant les travaux d’agrandissement. Je ne suis pas reparti depuis ce temps-là!»

À peine quelques mois après son entrée en fonction est survenu un événement marquant pour le jeune homme qu'il était.

«Le décès de Maurice Duplessis, le 7 septembre 1959, je m'en souviens parce qu'il a été exposé en chapelle ardente dans le hall d'entrée. Il était installé ici, sur ce mur-là. Le monde circulait ici. Je m'en rappelle encore, je me souviens, les voitures en avant, tout un cortège, beaucoup de monde!»

À 80 ans, Fernand Proulx a été témoin de bien des changements.

«Il y a eu informatisation en 1973, c'est moi qui en étais responsable. Dans ces années-là, on a aussi eu notre premier photocopieur! Avant, on avait des machines à écrire et du papier carbone.»

Avant l'agrandissement de 2003, tout le monde circulait dans les mêmes espaces: les détenus, les témoins, les curieux et même les juges se croisaient dans les corridors.

«Il y avait des détenus qui passaient, menottes aux mains, même avec des chaînes aux pieds, qui passaient dans le public, des fois, il y avait des escarmouches», a-t-il relaté.

Aujourd'hui, M. Proulx s'occupe des archives et du repiquage des enregistrements effectués dans les salles de cour. Il copie des extraits sur CD à la demande des avocats.

Fernand Proulx travaille encore quatre jours par semaine, sans penser au jour de la retraite qu'il prendra bien un jour.

«Probablement, sûrement.... mais je ne sais pas quand!»