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Des endeuillées par suicide interpellent le gouvernement

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La Journée internationale des endeuillés par suicide, tenue samedi, visait à commémorer la mémoire des disparus, mais pour les familles éprouvées, c’était aussi l’occasion de demander de l’aide.

Théa, Martine et Diane ont récemment perdu un proche par le suicide. Elles s’aident maintenant à surmonter cette épreuve difficile.

«La souffrance elle est terrible. Il n’y a aucun mot qui peut décrire ça», a affirmé Diane Arseneault à la caméra de TVA Nouvelles.

Diane a perdu son fils le 6 août dernier. Peu de temps après, elle fait la rencontre de Martine Brault, qui a, elle aussi, perdu son fils. Depuis, les deux femmes interpellent le gouvernement pour que plus d’aide soit offerte aux familles éprouvées par le suicide.

«Ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre des consultations avec un psychologue à 100$ l’heure», explique Martine Brault.

Elle croit que les familles devraient pouvoir bénéficier d’indemnisations tout comme les victimes d’accidents de la route.

«Plusieurs doivent arrêter de travailler et ne sont toujours pas capables d’y retourner plusieurs années après», dit-elle.

L’Institut national de santé publique du Québec rapporte que trois Québécois par jour s’enlèvent la vie. Le gouvernement devrait accorder davantage d’importance au phénomène étant donné son ampleur, selon les trois femmes.