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Être bilingue, c’est payant

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Parler l’anglais et le français au travail est synonyme de salaire plus conséquent, a rapporté le Montreal Gazette vendredi.

Selon une analyse des chiffres du recensement 2016, les travailleurs utilisant le français et l’anglais au travail sont mieux rémunérés que les travailleurs unilingues.

En ne comptant pas les allophones, les Québécois bilingues possédant un baccalauréat gagnent 8% de plus que les Québécois unilingues. À Montréal, l’écart passe à 20%. Aussi, un unilingue francophone gagne 7% de plus qu’un unilingue anglophobe, au Québec.

Si on tient compte des allophones, c’est-à-dire les personnes qui n’ont ni le français ni l’anglais comme langue parlée à la maison, les écarts se creusent encore plus. Les allophones montréalais qui parlent le français et l’anglais gagnent 60% de plus que leurs confrères qui ne parlent que le français ou que l’anglais.

«Je pense que ce que ces données démontrent et réaffirment, c’est que si certains affirment que le bilinguisme est une menace, la connaissance et l’utilisation des deux langues sur le lieu de travail sont grandement valorisées. Les Montréalais l’ont très bien compris», a déclaré au Montreal Gazette Jack Jedwab, vice-président général de l’Institut canadien des identités et des migrations.

Le salaire moyen d’un francophone unilingue à Montréal est de 59 328$, mais un francophone bilingue gagne 72 406$ en moyenne, contre 62 107$ pour un anglophone unilingue et 71 961$ pour un anglophone bilingue.

Quant aux allophones, leur salaire moyen est de 51 557$ s’ils sont bilingues, 33 687$ s’ils ne parlent que le français et 32 845$ pour ceux qui ne parlent qu’anglais en plus de leur langue maternelle.