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«J’ai arrêté de vieillir il y a 15 ans!» –Michel Drucker

Michel Drucker
Photo Chantal Poirier Michel Drucker

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Bien conscient de l’importance de la santé et du paraître, l’animateur français Michel Drucker dresse un bilan positif de ses 55 années de carrière. À travers des anecdotes cocasses et des souvenirs émouvants, il partage ses connaissances pour rester en forme dans son nouveau livre, Il faut du temps pour rester jeune.

Michel Drucker, 76 ans, fait la guerre au jeunisme, ce « racisme de l’âge », et dit que vieillir et être vieux, ce n’est pas du tout pareil.

« J’ai écouté ce que m’a dit Raymond Devos et j’ai arrêté de vieillir il y a 15 ans ! » lance-t-il d’entrée de jeu, en faisant référence à une anecdote racontée dans le livre. « Vous ne l’avez pas su... parce que je suis resté très discret ! C’est une question de volonté. »

Il avait envie de parler du vieillissement depuis un moment, d’abord parce qu’il est là depuis très longtemps, dit-il, et parce que bon nombre de personnes lui demandent son âge.

<b><i>Il faut du temps pour rester jeune </i></b><br />
Michel Drucker, Éditions Robert Laffont
Photo courtoisie
Il faut du temps pour rester jeune 
Michel Drucker, Éditions Robert Laffont

« Les gens ont du mal à intégrer, en France, que je suis là depuis 55 ans. J’ai décidé d’écrire un livre pour raconter comment on fait pour essayer de traverser le temps. »

Une préoccupation

« La gestion du temps, et donner du temps au temps, c’est ce qui m’a toujours passionné dans la vie. Dès mon arrivée à la télévision – j’avais 22 ans –, ma seule préoccupation était de savoir si j’allais être encore là dans 40 ou dans 50 ans. Ceux qui m’ont appris le métier avaient 50 ans. Certains avaient des enfants de mon âge. Finalement, à 50 ans, j’étais là encore et à ma grande surprise, je suis encore là, 25 ans plus tard. J’essaie d’expliquer sous quelles conditions je pouvais tenir ce challenge de traverser le temps que je me suis fixé, qui paraissait impossible.

« Ce livre parle aussi du temps qui passe, de comment on résiste au jeunisme et au racisme de l’âge qui s’abat régulièrement sur le métier. Il faut bien que les jeunes prennent la place des anciens, mais je voulais écrire un livre qui rassure les seniors. Avoir 80 ans et même 90 ans, c’est pas être vieux, aujourd’hui. »

Un état d’esprit

Vieillir est aussi un état d’esprit. « Charles Aznavour, dont je parle beaucoup dans le livre, disait : “On ne peut rien contre l’âge qui avance, on ne peut rien contre la marche du temps. Vieillir est une réalité, mais ça ne veut pas dire pour autant devenir vieux.”

« En fait, c’est ça : la grande différence, c’est de dire que vieillir, c’est une chose et devenir vieux, c’est autre chose. Je connais des gens de 40-50 ans qui sont vieux dans leur tête et dans leur corps, et des gens de 95 ans qui jouent encore la comédie et font encore leur métier. »

Les beaux côtés

Il voit de beaux côtés au fait de prendre de l’âge, comme le recul et l’expérience. « Si on a de l’humour et un sens de la dérision, avec l’âge, on s’amuse de tout. Il y a plein de choses qui ont moins d’importance, puisqu’on a fait le plus gros, ce qui est mon cas. Et aussi l’expérience, le savoir, comment on gère le temps. On dédramatise beaucoup de choses. »

Michel Drucker priorise la santé, veut s’amuser et rester toujours aussi passionné. Il applique sa propre recette anti-vieillissement au quotidien. « Je fais une heure de sport tous les matins. Je mange très peu. Je bois beaucoup d’eau. Quand je manque de sommeil, j’essaie de dormir partout. Je ne vis pas la nuit, je ne fume pas, je ne bois pas et j’ai une vie de famille. »


► Michel Drucker a publié quatre autres best-sellers chez Robert Laffont : Mais, qu’est-ce qu’on va faire de toi ?, Rappelle-moi, De la lumière à l’oubli et Une année pas comme les autres.

► Il animera par vidéo le nouveau spectacle Francostalgie, qui sera en tournée dans tout le Québec avant d’être présenté au Théâtre Capitole de Québec pour une série de 42 représentations, du 31 juillet au 15 septembre 2019.