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Le financement du fédéral en santé a-t-il diminué?

<b>Danielle McCann</b><br /><i>Ministre de la Santé du Québec</i>
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés Danielle McCann
Ministre de la Santé du Québec

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialisent dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'énoncé

La nouvelle ministre de la Santé du Québec, Danielle McCann, a affirmé que « le financement [en santé] du fédéral a diminué au cours des dernières années », ce qui explique notamment que certains services soient offerts au privé.

Elle réagissait à l’article publié mardi par notre Bureau d’enquête sur la lettre envoyée par Ottawa au ministère de la Santé, qui exige la fin de certains services à deux vitesses au Québec.

Les faits

Mme McCann a raison de s’inquiéter de la diminution des transferts en santé. La part du financement du fédéral a globalement diminué depuis une quarantaine d’années, malgré un certain rattrapage au cours des 10 dernières années.

Le dernier accord sur les contributions en santé, qui s’applique depuis l’an dernier, fera perdre au Québec environ 11,7 milliards $ d’ici 2026-2027, selon le ministère des Finances.

Avec le vieillissement de la population, la croissance annuelle des dépenses du Québec en santé dépasse les 5 %, et les transferts fédéraux ne seront que de 3 % de plus par année. Le rattrapage du financement fédéral des 10 dernières années sera donc pratiquement annulé.

Aujourd’hui, environ 23 % des dépenses des provinces en santé sont assumées par Ottawa, mais il faut se rappeler que les premiers transferts fédéraux finançaient environ 50 % des coûts admissibles.