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Partagás, ça vous dit quelque chose?

L’édifice de la fabrique de cigares Partagás, rue Industria, derrière le Capitolio.
Photo Jacques Lanctôt L’édifice de la fabrique de cigares Partagás, rue Industria, derrière le Capitolio.

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À Cuba, le tabac fait partie du trésor public. Que vous soyez fumeur ou pas, la visite de la plus ancienne manufacture de cigares cubains (puros), rue Industria, derrière l’imposant Capitolio, vous enchantera.

La Real Fabriqua de Tabacos Partagás a été fondée en 1845 par le Catalan Jaime Partagás. Il était aussi propriétaire de plantations de tabac, de sorte qu’il contrôlait le produit du début à la fin. Il a su développer une technique de fermentation, de vieillissement et de confection qui fit de son usine une des plus renommées au monde. Il mourut assassiné par un mari jaloux.

Le hall d’entrée de la fabrique de cigares Partagas.
Photo Jacques Lanctôt
Le hall d’entrée de la fabrique de cigares Partagas.

C’est dans cette fabrique qu’est apparue pour la première fois la figure du lecteur. Celui-ci est délégué par ses camarades pour lire à voix haute les nouvelles du jour, de même que des romans pendant que ses collègues travaillent et écoutent. C’est d’ailleurs ces lectures de classiques de la littérature qui ont donné naissance à certaines appellations de cigares, comme Romeo y Julieta.

Fait à la main

Aujourd’hui l’usine embauche quatre cents cigarettiers et cigarettières, qui travaillent en moyenne huit heures par jour et fabriquent quelques-unes des marques les plus connues comme le Cohiba et le Monte Cristo dans toutes leurs variantes.

Des Monte Cristo, parmi les meilleurs cigares au monde.
Photo Jacques Lanctôt
Des Monte Cristo, parmi les meilleurs cigares au monde.

La salle des rouleurs ou torcedores est divisée entre travailleurs expérimentés et apprentis. Ces derniers ont neuf mois pour faire leurs preuves. Le travail en usine est stimulant, car il donne droit à certains avantages matériels, selon qu’on produit plus dans une journée, avec possibilités d’heures supplémentaires et de pouvoir emmener à la fin de sa journée quelques cigares plus-que-parfaits pour la revente en devises.

C’est peut-être le seul endroit où tout le travail est encore et toujours exécuté à la main, comme vous pourrez l’observer lors de votre visite. Aucune machine ne peut exécuter ce travail minutieux, depuis la sélection et le classement des feuilles, selon leur texture et leur couleur, jusqu’au tournage et au pressage dans ses différentes étapes.

À savoir

L’usine est actuellement fermée pour rénovations, mais le magasin pour la vente, situé juste à côté, est demeuré ouvert. Pour la visite, entre 9 h et 13 h 30, il faut donc se rendre à un autre endroit, dans le Centro Habana, rue Padre Varela e/ Desagüe et Peñal Verno.

Une véritable caverne d’Ali Baba.
Photo Jacques Lanctôt
Une véritable caverne d’Ali Baba.

Il faut préalablement acheter son billet d’entrée (10 CUC) dans un des nombreux hôtels autour du Capitolio, comme l’hôtel Inglaterra ou l’hôtel Saratoga, pour pouvoir faire la visite (environ 45 minutes) avec un guide qui parle français (il faut le demander sur place). Il est interdit de prendre des photos. D’ailleurs, vous devrez laisser vos sacs dans un casier sécuritaire, près de l’entrée.