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Des milliers de personnes marchent pour défendre la gestion de l’offre

Des milliers de personnes marchent pour défendre la gestion de l’offre
Photo d'archives, Caroline Lepage

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Quelques milliers de personnes ont marché au centre-ville de Montréal, dimanche en début d’après-midi, afin de dénoncer l’ouverture du marché laitier prévue dans l'AEUMC.

En vertu de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC), conclu en remplacement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), les produits laitiers américains pourront occuper 3.59 % du marché canadien.

Les agriculteurs ont dénoncé cette nouvelle attaque contre la gestion de l’offre au pays, après la conclusion d’autres accords de libre-échange avec l’Asie et l’Europe qui avait aussi ouvert des failles dans le système de contrôle de la production laitière.

«On ne veut plus que ça arrive à nouveau. Là, M. Trudeau négocie trois autres accords, avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), avec l'APEC (Coopération économique Asie-Pacifique), peut-être avec l'Angleterre [...]. Il n'est plus question de mettre en échange notre agriculture sous gestion de l'offre», a fait valoir le président de l'Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, en entrevue à TVA Nouvelles.

Craintes du futur

Pour plusieurs agriculteurs qui participaient à la marche, les ouvertures du marché laitier canadien consenties par Ottawa sont autant de menaces pour la pérennité de leurs fermes. Certains ont même confié craindre pour la relève, voire avoir carrément songé à mettre la clé dans la porte.

Un producteur prenant part à la marche a lancé un plaidoyer pour l'agriculture du Québec. «Nos produits, on les connait. On connait leurs qualités. On protège notre environnement. C'est des emplois qu'on a au Québec et c'est une richesse», a-t-il lancé à TVA Nouvelles.

«Dans l’AEUMC, les concessions dans le secteur laitier canadien sont sans précédent. La signature de l’AEUMC est la goutte qui a fait déborder le vase», a dénoncé l'UPA dans un communiqué annonçant la manifestation de dimanche.

«À l’instar des ententes commerciales précédentes, le gouvernement canadien n’a imposé aucune exigence sur les aliments importés, même si les normes sanitaires, sociales et environnementales au Québec et au Canada sont parmi les plus sévères au monde. Cette incohérence désavantage fortement nos agriculteurs et notre industrie agroalimentaire», a ajouté l’UPA.

Les participants à la marche se sont rejoints au parc La Fontaine. Ils ont entamé leur marche vers 13 h 30, pour se rendre à la place des Festivals, où ils sont arrivés vers 14 h 30.