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«Gvozdyk n’a jamais été frappé par un train»

Adonis Stevenson prend son combat contre son aspirant obligatoire très au sérieux

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Photo d'archives Oleksandr Gvozdyk avait malmené Medhi Amar lors d’un combat présenté au Madison Square Garden de New York en 2018.

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Après une performance moins convaincante contre Badou Jack, Adonis Stevenson n’a pas lésiné sur les moyens pour son duel du 1er décembre contre son aspirant obligatoire, l’Ukrainien Oleksandr Gvozdyk.

Le champion WBC des mi-lourds s’est assuré d’avoir toute la concentration requise pour sa 10e défense de son titre. Il a décidé d’être en retraite fermée même s’il tient son camp dans la région de Montréal.

Stevenson souhaite éviter toutes les distractions possibles pour être concentré à tous les niveaux sur son duel qui sera présenté au Centre Vidéotron.

Il ne veut surtout pas revivre le scénario qui s’est produit à Toronto en mai dernier.

«C’est clair que je veux passer un message au reste de la division, a indiqué Adonis Stevenson. Par contre, je sais que Gvozdyk sera prêt à m’affronter comme tous les autres et je suis conscient que c’est un bon boxeur.

«Je mets tout en œuvre pour le vaincre. À l’instar de tous les boxeurs de ce coin du monde, il boxe surtout en ligne droite. Je l’ai bien étudié avant le début de mon camp.»

Avec l’embauche de l’entraîneur réputé Teddy Atlas, on peut s’attendre à ce que Gvozdyk (15-0, 12 K.-O.) ait un plan de match spécifique à Stevenson.

«Tu peux avoir plein de stratégies, mais tout peut changer avec un seul coup de poing. Par la suite, tu oublies ton plan parce que tu ne veux pas te faire frapper. Gvozdyk n’a jamais été frappé par un train.»

Le cas Karpency

Stevenson et Gvozdyk ont un adversaire en commun: Tommy Karpency. On se souvient que le champion n’avait fait qu’une bouchée de l’Américain. Du côté de Gvozdyk, il l’avait aussi emporté, mais il avait visité le plancher au premier assaut.

Depuis cette soirée de 2016, l’Ukrainien n’a pas affronté un autre gaucher.

«Je me souviens qu’il voulait faire une comparaison avec Karpency, a souligné Stevenson. Après le duel où il a été au plancher, Gvozdyk avait dit qu’il n’était pas prêt. C’est n’importe quoi.»

Lorsqu’il montera sur le ring le 1er décembre, Stevenson en sera à la 10e défense de son titre WBC des mi-lourds. Avec une victoire contre Gvozdyk, il pourrait égaler un record de la boxe québécoise qui appartient à Lucian Bute qui avait réussi neuf défenses victorieuses avant de s’incliner contre Carl Froch.

«L’expérience, ça ne s’achète pas, a indiqué Stevenson. Je crois que ça pourrait être un avantage contre Gvozdyk qui en sera à son premier combat de championnat du monde.»

Trois combats en un

Stevenson a bien voulu revenir sur son dernier combat contre Badou Jack où il avait sauvé les meubles avec un verdict nul majoritaire.

«Contre Jack, j’ai fait trois combats en un, a expliqué Stevenson. Je me suis battu contre Badou, Floyd Mayweather et la grippe.

«Avec le recul de quelques mois, je crois toujours que j’ai gagné le combat. J’ai gagné plus de rounds que lui.»

Par contre, le dossier est encore ouvert. En effet, le WBC a ordonné à Stevenson d’affronter à nouveau Jack s’il l’emporte contre Gvozdyk. Ça pourrait avoir lieu au printemps 2019 selon nos informations.

«À mon deuxième combat contre Andrzej Fonfara, ça n’a pas niaisé et ce sera la même chose avec Badou Jack», a affirmé Stevenson.