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«Heureusement, ma tentative de suicide n’a pas fonctionné» - Étienne Boulay

«Heureusement, ma tentative de suicide n’a pas fonctionné» - Étienne Boulay
Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

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L’ancien porte-couleurs des Alouettes de Montréal, Étienne Boulay, est revenu sur sa tentative de suicide, lundi, à l’émission Deux filles le matin.

«J’ai fait une tentative de suicide. Heureusement, elle n’a pas fonctionné», a lancé l’ancien joueur de football lors de l’émission intitulée Oser se raconter.

«Je me suis réveillé dans un lit d’hôpital, branché sur des machines, avec ma blonde et ma fille dans le coin de la salle», a-t-il raconté.

Après cette tentative de suicide, il était maintenant impossible pour le sportif de cacher à ses proches ses problèmes de consommation.

 «À partir du moment où tu te réveilles à l’hôpital après avoir fait une tentative de suicide, c’est dur d’envoyer promener ta gang pour leur dire: “Vous capotez pour rien”», a ajouté Étienne Boulay.

Dépendance

Les problèmes de consommation pour Étienne Boulay ont longtemps été une fuite pour lui.

À Deux filles le matin, l’ancien joueur des Alouettes a expliqué que la drogue lui permettait de mettre son cerveau «à off».

«Je rechutais aux trois semaines, un mois. Puis, pendant quelques jours, j’étais perdu dans la brume et personne n’entendait parler de moi. Je me cachais pour consommer», a raconté Étienne Boulay.

Pour l’invité, ses deux cures de désintoxication lui ont permis d’en apprendre un peu plus chaque fois sur lui-même.

 «Je suis un dépendant. J’ai un problème de dépendance. Ça défie toute logique. J’allais consommer alors que je n’aimais pas ça, je n’étais pas bien quand je consommais, j’avais honte le lendemain. Malgré tout ça, je retournais quand même consommer», a-t-il confié sur le plateau de l’émission de Marie-Claude Barrette.

Aujourd’hui, l’ancien sportif, devenu animateur de télévision et conférencier, sait qu’il devra toujours lutter contre ses démons.

«J’ai un besoin de performer et j’aime ça. Je suis très conscient que le travail, c’est un transfert de dépendance. Reste que c’est pas mal plus sain que de consommer de l’alcool ou de la drogue», a conclu Étienne Boulay, qui avoue maintenant savoir quand il doit s’accorder une pause.