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Grève des stages: le ministre Roberge prêt à étudier la question

Jean Francois Roberge
Simon Clark/Agence QMI

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Le nouveau ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, s’est montré sensible lundi aux revendications des étudiants qui ont décidé d'entamer une grève cette semaine pour dénoncer les stages non rémunérés.

En entrevue à LCN, le ministre caquiste a cependant affirmé qu’il ne possède pas encore toutes les données pour prendre position ou négocier sur ce dossier, lui qui a été nommé il y a seulement un mois.

«Il ne faut pas défoncer les portes ouvertes. Il y a des centaines de stages différents. Mais, en ce moment, au gouvernement, on n’a pas l’état de la situation. C’est difficile pour nous de porter un jugement. J’ai demandé d’abord d’avoir toute l’information», a expliqué le ministre Roberge.

M. Roberge a aussi rappelé que certains stages étaient déjà rémunérés.

«Laissez-nous le temps de faire notre travail», a-t-il plaidé en mentionnant qu’il compte rencontrer les représentants étudiants à ce sujet dans les prochains mois.

La Campagne sur le travail étudiant a brièvement réagi aux déclarations du ministre Roberge, qui a invité les étudiants à retourner en classe. «On considérera cette option s'il s'engage à assurer la rémunération de tous les stages (cégeps, universités, formations professionnelles), incluant les stages d'observation, et si les stagiaires sont reconnu.es comme des employé.es en vertu de la loi sur les normes du travail», a écrit le groupe militant sur sa page Facebook.

Selon la Campagne, des associations représentants jusqu'à 56 000 étudiants de partout au Québec ont voté pour tenir une journée de grève mercredi.

Cependant, plusieurs étudiants n'ont pas attendu le 21 novembre et ont choisi de débrayer dès lundi. C'est notamment le cas des élèves du Cégep du Vieux-Montréal, où les cours ont été annulés pour la journée en raison de manifestation.

La direction a fait savoir par communiqué que les cours réguliers et en formation continue, ainsi que les stages, n’auraient pas lieu lundi, mais que les services administratifs étaient maintenus. Les étudiants qui le souhaitaient devaient également pouvoir avoir accès aux laboratoires de leur département.

Le 8 novembre dernier, les étudiants du Cégep du Vieux-Montréal avaient voté en faveur d’une grève de cinq jours commençant ce lundi.