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Trois chroniqueuses de la haine ?

Trois chroniqueuses de la haine ?

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Coudonc’, Dominic Champagne fait-il exprès pour être aussi peu sympathique ? Son air bête, c’est permanent ? Son arrogance, comme son talent, congénital ?

Sans compter son obsession avec la haine dont seraient responsables trois chroniqueuses de Québecor, c’est-à-dire Denise Bombardier, Sophie Durocher et moi-même. Il en a encore parlé hier à Tout le monde en parle, mais sans nous nommer cette fois.

La haine ? C’est un gros mot. Tout comme la réaction qu'il estime ‘violente’ à son pacte de transition écologique.

'Violents' décrit bien plusieurs commentaires à notre égard parce que nous avons osé questionner une démarche citoyenne certes honnête mais d’une utilité à peu près nulle boutre d'être gratifiante pour l’égo. Du concentré de déculpabilisant quant à l'impact réel sur les changements climatiques.

Dominic Champagne dans la lettre ouverte qu’il nous adressait la semaine dernière, nous invitait à signer le pacte.

Par souci de neutralité journalistique, les journalistes, incluant les chroniqueurs, ne signent pas de pactes ou de pétitions. Rien de personnel, ni de haineux dans cette décision.

Pas plus que de pointer du doigt que la majorité des artistes signataires font partie de l'élite culturelle.

En 2010, Dominic Champagne a lancé une pétition contre l’exploitation du gaz de schiste. J’ai consulté la liste des personnalités provenant du milieu artistique qui l’ont signée. On dirait une mini copie conforme de la liste des artistes qui ont signé le pacte de transition : Yvon Deschamps, Roy Dupuis, Richard Desjardins, Claude Meunier, Christian Bégin etc. Toujours les mêmes.

Maxime Landry ou Marie Mai ne signent pas de pétitions dans la vie ?

C’était ça le propos de ma chronique au sujet du pacte, intitulée Les élites écolos. J’aimerais voir les mouvements écologiques plus inclusifs. L’avenir du monde regarde tout le monde, même ceux que les élites estiment ‘kétaines’ ou ‘populaires’.

C’est un peu la transposition citoyenne du débat lancé par Mario Pelchat au sujet de l’ADISQ. Le milieu artistique de Dominic Champagne ne comprend pas Guylaine Tanguay, Deux Frères, Michel Louvain, Souldia ou le moindre anglophone. Quel beau coup ça aurait été de voir des gens connus de tous horizons se donner la main pour la planète, au lieu de s'en tenir aux privilégiés qui occupent le carré de sable marqué ‘Réservé aux artistes de Radio-Canada et de Télé-Québec’.

Monsieur Champagne devrait réfléchir à cette célèbre phrase de René Lévesque : ‘je me méfie des gens qui disent aimer le peuple mais qui détestent ce que le peuple aime.’ Il donnerait une portée nouvelle à ses initiatives citoyennes.

Une demande spéciale, tant qu'à y être. M. Champagne, vous ne pourriez pas arrêter de nous dire ou de laisser entendre que vous êtes riche ? Pour certains, c’est assez violent comme affirmation. Deux, on s’en fiche. Trois, ça donne quoi ? Le droit d’accuser injustement d’honnêtes travailleurs de l’information de fomenter la haine ? 

P.S. La preuve que l'initiative de Dominic Champagne pue l'élitisme se trouve dans la lettre ouverte qu'il nous a adressée: 'Nous ne demandons pas cet effort aux Québécois qui travaillent au salai­re minimum ou aux parents qui doivent compter leurs sous pour nourrir leurs enfants.' Pincez-moi.