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Construction résidentielle: les crédits d’impôt à la rénovation limitent le travail au noir

Bloc construction chantier
Photo d’archives, Agence QMI

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MONTRÉAL | Les mesures fiscales comme les crédits d’impôt à la rénovation réduisent efficacement l’économie souterraine dans le secteur de la construction résidentielle au Québec, selon un nouveau rapport.

Dévoilée mardi, l’étude de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) indique que le fait de devoir recourir à un entrepreneur reconnu et d’avoir une facture pour les travaux réalisés afin d’être admissibles aux mesures fiscales réduit le recours au travail au noir.

Pour avoir une lutte constante et plus efficace contre l’économie souterraine, l’APCHQ est d’avis qu’il faudrait élargir la portée de ce genre de mesure comme le crédit d’impôt RénoVert qui permet aux propriétaires qui font réaliser des travaux écoresponsables de profiter de certains avantages.

L’APCHQ invite d’ailleurs Ottawa à suivre l’exemple du Québec.

Se basant sur les données de Statistique Canada, l’APCHQ estime que l’économie souterraine associée au secteur résidentiel a diminué de 100 millions $ entre 2011 et 2016, et ce, dans un contexte de forte expansion du secteur de la rénovation. Ainsi, sur la même période, le PIB du Québec a crû de 15 %, l’économie souterraine a augmenté de 10 % et les investissements en rénovation ont connu une hausse de 18 %.

«Ces données représentent une bonne nouvelle pour l’industrie de l’habitation, pour les entrepreneurs reconnus qui perdent moins de contrats face à une compétition déloyale et pour l’État qui récupère des gains fiscaux», a indiqué François Vincent, vice-président, relations gouvernementales et relations publiques de l’APCHQ.

Rien qu’en 2016, l’économie souterraine au Québec représentait 11,9 milliards $, soit 3,01 % du PIB de la province, comparativement à 2,54 % dans l’ensemble du pays.