/opinion/blogs/columnists
Navigation

Les Rams remportent un classique!

Kansas City Chiefs v Los Angeles Rams
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Les amateurs s’attendaient à un excellent duel entre les Chiefs de Kansas City et les Rams de Los Angeles. Au terme de l’époustouflante victoire de 54-51 des Rams, il est même permis de penser qu’il s’agit de l'un des meilleurs matchs de saison régulière dans l’histoire de la NFL.

Les deux équipes se sont livrées à un furieux spectacle qui a mis en scène six changement de meneurs au pointage, 1001 verges de gains, 56 premiers jeux, sept revirements et trois touchés défensifs. Ouf!

Pas moins de 14 touchés au total ont été inscrits dans ce buffet à volonté. À titre comparatif, les Bills de Buffalo revendiquent 13 touchés cette saison! Jamais dans l’histoire de la ligue deux équipes avaient inscrit au moins 50 points dans le même match. D’ailleurs, les Chiefs sont devenus la première équipe dans l’histoire à perdre un match malgré une récolte de 51 points. Les 216 autres équipes avant eux l’avaient emporté. C’est dire à quel point toute la folie attendue a même dépassé les attentes. Largement, même!

Les deux quarts-arrières, Patrick Mahomes et Jared Goff, ont déballé leurs pétarades habituelles, le premier accumulant six passes de touchés et 478 verges, tandis que le second s’est «contenté» de 413 verges, quatre passes de touchés et un touché au sol. De la petite bière, bref!

Défensive opportuniste

Et même si les défensives ont très mal paru pendant la vaste majorité d’un match où elles faisaient office de chair à canon, elles ont aussi contribué à la folle soirée avec d’énormes jeux à des moments opportuns.

Car s’il était prévisible que Goff serait le point de mire et potentiel héros du match pour les Rams, qui aurait osé en dire autant de Samson Ebukam? Le secondeur a brillé avec deux touchés, l’un sur un retour d’interception et l’autre sur un retour d’échappé. Un autre revirement, le deuxième échappé provoqué par le monstre Aaron Donald, a quant à lui mené directement au touché au sol de Goff. C’est donc dire que même si la défensive des Rams a été éprouvée, elle a néanmoins été directement responsable de 21 points dans ce duel de fous.

Au quatrième quart seulement, pas moins de cinq touchés ont été inscrit, trois par les Chiefs et deux par les Rams. Les deux clubs ont allègrement pigé dans le buffet, oubliant visiblement de se soucier du cadran, qui donnait sans cesse la chance à l’autre de revenir. Étrange, avec des attaques au sol efficaces menées par des porteurs de la trempe de Todd Gurley et Kareem Hunt. Quoique, au rythme où les deux attaques progressaient sur le terrain, aussi bien viser le tout pour le tout à chaque jeu...

Occasions ratées

Les Chiefs ont d’ailleurs bénéficié de deux occasions en fin de match d’achever les Rams, mais Ebukam a de nouveau mis du sien en touchant le bras de Mahomes sur une tentative de passe qui a abouti dans les mains de Marcus Peters, ancien des Chiefs. Ça ne s’invente pas! Après une séquence offensive maladroitement gérée par les Rams, les Chiefs ont saboté leur ultime chance quand Mahomes a fait cadeau de sa troisième interception, cette fois à Lamarcus Joyner avec 25 s à jouer, pour marquer la fin des émissions. Une fin que personne ne voulait voir arriver tant le suspense était enlevant.

À la défense du jeune quart-arrière, les Chiefs manquaient de temps et le risque aurait pu rapporter gros.

Pour les Rams (10-1), une lutte à finir se dessine dans la conférence nationale avec les Saints (9-1) pour l’avantage du terrain en séries. Si les deux équipes devaient terminer avec la même fiche, les Saints détiennent le bris d’égalité en vertu de leur victoire face aux Rams.

De leur côté, les Chiefs (9-2) ont raté une belle occasion d’éloigner les Chargers (7-3), Texans (7-3), Steelers (7-2-1) et Patriots (7-3) dans le rétroviseur de la conférence américaine. Somme toute, les cinq revirements et 13 pénalités (dont sept au premier quart) à leurs dépens auront causé leur perte. Le simple fait qu’ils aient réussi à inscrire 51 points malgré ce cocktail habituellement désastreux témoigne de leur force de frappe exceptionnelle.

Par dessus tout, ces deux équipes semblent démontrer que leurs concepts offensifs aussi agressifs que novateurs pourraient devenir, dans les années à venir, la nouvelle norme dans la NFL. Tant pis pour les équipes qui ne sauront s’adapter.