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Rapport du VG : les délinquants libérés mal surveillés

Nathalie Mathieu
Photo Boris Proulx

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OTTAWA |  Service correctionnel Canada peine à surveiller et héberger dans les temps le nombre toujours grandissant de délinquants libérés sous surveillance. 

Il s’agit d’un des constats du rapport du vérificateur général (VG) du Canada, Michael Ferguson, rendu public mardi, après son dépôt au parlement. 

Service correctionnel Canada (SCC) gère les pénitenciers fédéraux et autres établissements correctionnels. Il lui revient aussi  de surveiller les délinquants qui sont remis en liberté dans la collectivité.  

En avril dernier, environ 9100 délinquants sous responsabilité fédérale étaient surveillés dans la collectivité, soit 40% des délinquants fédéraux.  Le nombre de délinquants dans la collectivité a fait un bond de 17% entre 2013-2014 et 2017-2018, même si la population globale des criminels est restée la même.  Leur nombre devrait continuer d’augmenter. 

Mais voilà que SCC «n’avait plus de place pour accueillir des délinquants dans la collectivité. Par conséquent, les délinquants dont la libération conditionnelle avait été approuvée devaient attendre deux fois plus longtemps avant d’avoir un hébergement.»

De plus,  SCC n’a pas communiqué toutes les informations nécessaires aux agents de libérations.  Ceux-ci n’ont pas toujours rencontré les délinquants comme ils auraient dû. 

«Nous avons constaté que les agents de libération conditionnelle n’avaient pas rencontré 19 des 50 délinquants de notre échantillon aussi souvent qu’ils auraient dû le faire», peut-on lire dans le rapport. 

Ainsi, le «Service correctionnel doit en faire plus pour surveiller et encadrer les délinquants dans la collectivité, et il doit dresser un plan qui lui permettra d’avoir dans la collectivité les places d’hébergement dont les délinquants ont besoin, là où ils en ont besoin, et au moment où ils en ont besoin», recommande le VG.