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Mort d'un motocycliste: L’acquittement d’Isabelle Morin porté en appel

Blanchie de conduite dangereuse ayant causé la mort

Isabelle Morin
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Isabelle Morin

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La Couronne porte en appel le verdict d’acquittement prononcé le 30 octobre à l’endroit de la policière du Service de police de la Ville de Québec Isabelle Morin.

Selon le ministère public, le juge Pierre-L. Rousseau de la Cour du Québec, qui a acquitté la policière du chef de conduite dangereuse ayant causé la mort du motocycliste Jessy Drolet, a erré en droit sur plusieurs points.

Le soir du 10 septembre 2015, dans une zone de travaux sur l’autoroute Laurentienne, le motocycliste avait frappé de plein fouet l’autopatrouille conduite par la policière, qui lui avait coupé le chemin alors qu’elle effectuait un virage à gauche.

En passant entre deux cônes qui séparaient les automobilistes roulant en directions contraires, elle souhaitait s’engager dans la sortie George-Muir, après avoir allumé ses gyrophares. Elle n’a jamais vu le motocycliste qui s’amenait. Il est mort sous la force de l’impact.

Le magistrat a conclu que la manœuvre était « inusitée, mais pas illégale » et qu’il s’agissait d’un « malheureux accident ».

Manœuvre interdite

Dans son avis d’appel, la Couronne estime que le tribunal a erré en droit, notamment en ne concluant pas que la manœuvre de Morin était interdite par le Code de la sécurité routière et en estimant légale l’action de franchir l’espace entre des cônes.

La Couronne estime aussi que le juge a erré en droit « en évaluant la façon de conduire de Morin subjectivement, notamment quant à ses perceptions [visibilité, vitesse, danger, planification, etc.] » et « en ne se livrant à aucune analyse sérieuse et objective de la façon de conduire » de la policière.

La poursuite souhaite que la Cour d’appel annule le verdict d’acquittement et déclare coupable Isabelle Morin, ou ordonne la tenue d’un nouveau procès. « C’est une bonne nouvelle. Ce n’est pas normal qu’elle soit acquittée. Ce qu’elle a fait est impardonnable. Mon garçon ne voulait pas mourir comme ça », a exprimé Marlène Drolet, la mère de la victime.