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Cet entrepreneur de 18 ans propose des montres faites en bois

Cet entrepreneur de 18 ans propose des montres faites en bois
Courtoisie

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Du haut de ses 18 ans, Aymen Al Akbari a décidé de plonger dans l'univers de l'entrepreneuriat en créant Owood, une compagnie de montres faites en bois. Un an et demi après sa fondation, l’entreprise compte déjà une clientèle fidèle et entend s’implanter comme un joueur incontournable dans l’industrie.

Rien ne prédisposait Aymen Al Akbari à devenir entrepreneur. Étudiant en sciences de la nature au Cégep de Sainte-Foy, Aymen se dirige plutôt vers l’ingénierie. Mais un cours optionnel en lancement d’entreprise change la donne. «J’ai appris les rouages pour démarrer une entreprise et j’ai eu envie de lancer mon propre projet».

Son intérêt envers le monde des affaires croît davantage et il décide de rejoindre le Club d’entrepreneuriat de Sainte-Foy, où il participe à des conférences et des activités de réseautage. C’est alors le début de Owood.

Cet entrepreneur de 18 ans propose des montres faites en bois
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L’entrepreneur en herbe design d’abord des modèles de montres épurés puis fait des recherches pour trouver un ébéniste capable de réaliser ses créations. Son choix s’arrête finalement sur un fournisseur taïwanais.

Mais pourquoi une montre en bois et non en acier comme on en voit ailleurs? «Le bois pour moi est un matériau noble qu’on ne voit pas habituellement intégré dans un outil de tous les jours comme une montre. J’ai donc décidé de marier les deux».

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Financer son projet à 100% en 15 minutes

L’étudiant de Québec n’a pas hésité à faire appel au sociofinancement en se tournant vers la plateforme Kickstarter. Un choix judicieux puisque la totalité de la somme demandée, soit 2000 $, a été déboursée en 15 minutes. «C’était avantageux pour moi. Je pouvais me construire une base de clientèle, en offrant des montres au rabais selon la valeur du don, et financer mon projet du même coup».

Au terme de la campagne de financement, qui se terminait le 17 novembre dernier, les contributions pour Owood s’élevaient à 12 434$, soit 624% de la valeur de l’objectif initial.

En un mois, l’apprenti homme d’affaires a vendu plus de 140 montres en érable, en santal rouge, en bambou et en ébène.

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Entrepreneur et étudiant: tout un défi 

Malgré l’appui de son entourage, Aymen admet avoir travaillé dur pour démarrer son entreprise. «Je suis seul dans cette aventure donc je m’occupe de tout. Que ce soit le marketing ou l’administration du site internet, je ne dois jamais arrêter si je veux que ça reste en vie».

Il précise notamment qu’une gestion quotidienne des réseaux sociaux est cruciale pour fidéliser sa clientèle émergente et créer de l’engagement. «J’essaie de publier quelque chose chaque jour sur Facebook et Instagram, mais c’est assez difficile».

Pour l’instant, jongler entre école et travail ne lui pose pas problème. Mais l’approche des études universitaires représente une source de stress pour l’entrepreneur. «J’entamerai un baccalauréat en génie logiciel à l’hiver prochain. Ça n’a pas vraiment rapport avec l’entrepreneuriat, mais je compte adhérer au Regroupement des étudiants entrepreneurs de l’Université Laval pour peaufiner mes aptitudes tout en continuant mon parcours scolaire».

Aymen voit l’avenir d’Owood d’un bon œil. «J’aimerais m’attaquer au marché international dans quelques années en proposant davantage de modèles de montres et d’accessoires en bois, comme des étuis pour téléphones ou pour ordinateurs portables». «Mon objectif est d’avoir assez de notoriété pour prendre ma place et faire prospérer Owood à son maximum!»  

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