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17 insectes qui menacent notre santé

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Des insectes au potentiel destructeur se multiplient dans notre environnement à la faveur des changements climatiques et de la mondialisation. Venus d’aussi loin que l’Asie, cachés dans des palettes de bois ou des pots de fleurs, importés chez nous par des oiseaux migrateurs, des humains voyageurs ou des mammifères qui fuient l’augmentation des températures, ils menacent la santé, les cultures et les forêts. Sur le qui-vive, les scientifiques les traquent d’un océan à l’autre dans la crainte de voir venir la prochaine calamité.

 


Agrile du frêne

Photo Adobe Stock

Détecté en Amérique du Nord pour la première fois en 2002, ce coléoptère asiatique est hautement destructeur. Il remonte vers le nord au gré du réchauffement climatique. Les scientifiques du Service canadien des forêts évaluent qu’il pourrait coûter 2 G$ sur une période de 30 ans aux municipalités canadiennes. À elle seule, la Ville de Montréal a consacré 30 M$ à la lutte contre l’agrile du frêne, entre 2011 et 2017.


Mouche des sables: Leishmaniose

Photo courtoisie

Aussi appelée fièvre noire, cette maladie parasitaire est potentiellement mortelle. Bien que l’insecte qui la transmet ne soit pas présent au Canada, la maladie pourrait circuler ici. Importée par un voyageur infecté, elle peut se transmettre lors d’échanges de seringues, à travers le placenta au cours de la grossesse ou par transfusion sanguine.


Punaises: Maladie de Chagas

Photo Fotolia

Les punaises de lit peuvent transmettre la maladie de Chagas, une affection parasitaire qui fait pas moins de 50 000 morts par an en Amérique latine. Il a récemment fait son apparition en Amérique du Nord. Craignant d’introduire le parasite dans les banques de sang, Héma-Québec et la Société canadienne du sang ont les donneurs à l’œil depuis 2009. Des cas de transmission de la mère à l’enfant ont été documentés au Canada, ainsi que des cas d’infection par transfusion sanguine.


Longicorne asiatique

Photo courtoisie

Cet insecte originaire de la Chine et de la péninsule coréenne est la bête noire de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et de l’Agence des services frontaliers du Canada. Il n’a aucun prédateur connu au pays et ses énormes larves sont capables de tuer les arbres sur pied. En 2003, son apparition à Toronto a forcé l’abattage de plus de 10 000 arbres en quelques semaines.


Punaise diabolique

Photo Anne-Caroline Desplanques

La punaise diabolique, aussi appelée punaise marbrée, est un insecte volant gros comme un 25 ¢. À la manière de nuées de sauterelles, il s’abat en grand nombre sur les cultures, qu’il dévore au printemps et en été. Il envahit ensuite les maisons à l’automne pour hiberner. Capturée pour la première fois au Québec en 2014, elle est maintenant établie sur le Plateau-Mont-Royal.


Spongieuse européenne

Photo courtoisie

Au printemps 2017, ce papillon de nuit a dévoré un arbre sur trois au Massachusetts et forcé Toronto à procéder à l’épandage aérien de biopesticides. Friand des arbres feuillus, il représente une sérieuse menace pour les forêts urbaines. Globalement, les villes nord-américaines consacrent 3,2 milliards $ US pour le contrôler, d’après une analyse parue dans Nature Communications.


Spongieuse asiatique

Photo courtoisie

Ce papillon de nuit pond ses œufs sur les bateaux. À l’arrivée dans nos ports, les jeunes sont dispersés par le vent. Le ravageur fait ainsi régulièrement des percées dans le port de Vancouver, directement tourné vers l’Asie, et pourrait bien faire son apparition dans les ports du Saint-Laurent avec l’augmentation du trafic maritime. Friand de conifères, cet insecte asiatique représente une sérieuse menace pour la forêt boréale déjà très affectée par la tordeuse des bourgeons de l’épinette.

 

MOUSTIQUES

Moustique Culex
Photo courtoisie
Moustique Culex

Il existe une cinquantaine d’espèces de moustiques au Québec. Toutes ont la capacité de transmettre des maladies différentes et chacune pond dans des habitats distincts. Les conditions climatiques n’ont donc pas le même effet sur tous les moustiques.


Virus du Nil occidental

Ce virus provient du district de West Nile, en Ouganda, où il a été isolé pour la première fois en 1937 chez une femme souffrant d’une forte fièvre. Il a fait son apparition pour la première fois en Amérique du Nord à New York, en 1999.

En 2001-2002, une première épidémie touche le Canada (en Ontario et au Québec). Entre 2002 et 2017, on dénombre 5614 cas humains au Canada dont 73 décès.


Dengue, Zika et Chikungunya

Jusqu’à maintenant, aucun humain affecté par ces trois maladies au Canada ne les a attrapées au pays. Des moustiques courants au Canada sont toutefois capables de les transmettre. Et des moustiques exotiques traditionnellement vecteurs de ces maladies sont en voie de s’installer ici.


Encéphalite Équine de l’Est

Bien que rare, cette maladie est fatale pour plus de la moitié des personnes infectées. Celles qui survivent à l’infection présentent des séquelles neurologiques permanentes. Aucun cas humain n’a été documenté jusqu’ici au Québec, mais le virus est bien établi dans la région de Lanaudière.


Les virus Snowshoe Hare et Jamestown Canyon

Moustique Aedes
Photo courtoisie
Moustique Aedes

Ces deux virus appartiennent au sérogroupe Californie (VSC). Ils circulent partout au pays. Au Québec, deux pools de moustiques positifs au virus Snowshoe hare, qui peut provoquer une méningo-encéphalite, ont été repérés à Val-d’Or et ailleurs en Abitibi-Témiscamingue en 2016. De juillet à octobre 2017, 80 cas humains d’infection par les VSC ont été enregistrés au Québec.


Autres virus

  • Virus cache valley
  • Virus La Crosse
  • Encéphalite de Saint-Louis
  • Encéphalite japonaise

 

TIQUES

Photo Adobe Stock

Anaplasmose

Cette maladie est provoquée par la bactérie Anaplasma phagocytophilum transmise par les tiques Ixodes scapularis, également impliquées dans la propagation de la maladie de Lyme. Le début de la maladie est brutal avec fièvre, frissons, céphalées et une sensation de malaise. Plusieurs cas d’anaplasmose ont été rapportés après des transfusions de sang provenant de donneurs asymptomatiques ou présentant une infection aiguë.


Encéphalomyélite de Powassan

Cette maladie, transmise par la même tique que celle qui propage la maladie de Lyme, est mortelle dans 20 % à 60 % des cas. Elle peut provoquer une encéphalite (inflammation du cerveau) et une méningite (inflammation des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière). Il n’existe aucun traitement spécifique.

Au Canada, le risque de contracter la maladie de Powassan est encore très faible puisque peu de tiques en sont porteuses. Seuls 21 cas humains ont été déclarés depuis 2017.


Syndrome de fièvre sévère avec thrombocytopénie (SFTS)

Photo courtoisie

Cette fièvre hémorragique est transmise par une tique courante en Corée, au Japon et en Chine. Elle a été découverte pour la première fois aux États-Unis en 2017, près de New York, et a colonisé sept États depuis. En plus de menacer les animaux d’élevage et la faune, la tique pose un risque pour la santé humaine puisque la maladie qu’elle transmet tue 30 % des hommes et femmes infectés.


Maladie de Lyme

Cette maladie est provoquée par la bactérie Borrelia burgdorferi, transmise par la tique à pattes noires, ou Ixodes scapularis.

Elle a été officiellement reconnue pour la première fois dans la petite ville de Lyme, au Connecticut, où elle a provoqué une épidémie d’arthrite chez les enfants en 1975.

En 2006, on a vu apparaître les premiers cas humains au Québec.

Depuis, le nombre de cas ne fait que croître : 71 en 2013, 249 en 2017

289 cas répertoriés entre le 1er janvier et le 13 novembre 2018.


Autres maladies

  • Fièvre à tiques du Colorado
  • Babésiose ou fièvre de Nantucket
  • Tularémie
  • Fièvre pourprée
  • Fièvre récurrente