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Taxi sur demande au prix d’un autobus à St-Bruno

Taxi sur demande au prix d’un autobus à St-Bruno
PHOTO COURTOISIE/RÉSEAU DE TRANSPORT DE LONGUEUIL

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 Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) teste une application mobile permettant à ses clients de commander un taxi pour se rendre de leur domicile jusqu’à une grande ligne de transport en commun. 

 Le projet pilote est déployé depuis la mi-novembre dans un secteur résidentiel de Saint-Bruno-de-Montarville, aux heures de pointe du lundi au vendredi. 

 Le client indique l’endroit où il veut se rendre dès l’ouverture de l’application «RTL à la demande». Celle-ci l’informe d’à quel moment un taxi pourra venir le chercher – habituellement dans un délai de 15 minutes maximum –, et lui donne un point de rencontre non loin de son domicile. 

 La tarification fonctionne comme pour un autobus du RTL, soit 3,25$ par déplacement, et les titres de transport de type mensuel ou autres sont acceptés. D’autres clients peuvent monter à bord du véhicule en chemin. 

  

  

 «Les gens qui habitent dans des quartiers non denses ont de la difficulté à faire le long déplacement que ça leur prend pour se rendre au transport en commun. C’est pour ça qu’on retrouve deux, trois ou quatre autos devant chaque résidence dans le secteur où on fait le projet pilote», remarque Michel Veilleux, directeur général du RTL. 

 Celui-ci croit qu’une initiative du genre permettrait aux résidents de parcourir ce fameux «premier ou dernier kilomètre», qui sépare leur domicile du transport en commun et les pousse à recourir à l’automobile. 

 Quatre choix de destination 

 Pour l’instant, le service est offert aux Montarvillois qui demeurent dans le secteur au sud de la route 116, près de la montée Sabourin et du Grand Boulevard. 

 Ils doivent choisir entre l’une de ces quatre destinations: le centre-ville de Saint-Bruno, le stationnement incitatif Seigneurial, la gare de Saint-Bruno ou celle de Saint-Basile-le-Grand. Ils peuvent évidemment faire le trajet en sens inverse. 

 «On veut rabattre les gens en priorité sur notre réseau de transport», souligne M. Veilleux. «Ce type de secteur n’est pas toujours facile à desservir de façon traditionnelle dans un cadre de coûts-bénéfices qui a de l’allure, et qui permet d’offrir un bon service avec une fréquence intéressante.» 

 Le projet pilote remplace la ligne de taxi collectif T97, qui desservait le secteur selon un horaire fixe. 

 Une première au Québec 

 Le RTL n’a pas développé seul son application; il fait affaire avec l’entreprise américaine Via, qui a développé des services du genre avec des partenaires dans plusieurs villes à travers le monde (Paris ou Austin, par exemple). Le RTL serait le premier client québécois de la compagnie. 

 «On a équipé de l’application la firme Allo Taxi, avec laquelle on fait déjà affaire. Toute la beauté de l’application, c’est qu’elle tente toujours de vous jumeler avec quelqu’un d’autre en cours de route, c’est comme une forme de covoiturage mieux structurée. Ça peut engendrer des petits détours, mais rien qui ne compromettrait le déplacement du taxi», estime M. Veilleux. 

 Après la période d’essai, le RTL étudiera la possibilité de déployer ce service dans d’autres quartiers de ce genre sur son territoire, par exemple à Brossard, Boucherville ou encore Longueuil. 

 «On a de gros marchés de transport en commun à aller chercher là. Changer l’aménagement du territoire, c’est long, mais offrir des services mieux adaptés, on peut faire ça.» 

 D’autres sociétés de transport proposent à leurs clients des taxis collectifs sur demande, notamment la STL à Laval, mais la procédure se fait de façon plus traditionnelle, avec un appel à une centrale et des trajets préétablis.