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Trouvez l’erreur

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Le gouvernement Trudeau a profité de son énoncé économique de l’automne pour faire le point sur ses promesses tenues, à moins d’un an des élections.

Quelque 40 pages y dressent le portrait de l’achèvement et du progrès – selon les libéraux – de centaines d’engagements qu’ils ont pris. Une jolie tape dans le dos.

Certains des résultats qu’ils s’accordent eux-mêmes font sourciller, mais un en particulier a bien fait rire cette semaine.

L’engagement « équilibrer le budget en 2019-2020 » mérite la mention « action prise, progrès accomplis, défis à relever ». Euh, vraiment ?

Loin du déficit zéro

Cent pages plus tôt, le même document prévoit pourtant un déficit de 19,5 milliards de dollars pour 2019-2020, c’est-à-dire encore plus que celui prévu au présent exercice (18,1 milliards).

On est loin du déficit zéro promis. Le tout, sans plan de retour à l’équilibre budgétaire.

Difficile d’y voir un quelconque « progrès », même en cherchant bien. Trouvez l’erreur.


Harjit Sajjan, PLC

Photo AFP

 

Tous les six mois, le Vérificateur général publie ses rapports sur les histoires d’horreur, les failles et les absurdités de gestion du gouvernement fédéral. La palme cette année va à la Défense nationale et son ministre, Harjit Sajjan, qui sont sur le point de dépenser un milliard de dollars pour acheter et retaper des avions de chasse australiens usagés pour rien. En fait, le Canada n’a ni les pilotes ni les techniciens pour les faire voler et, ainsi, respecter ses engagements internationaux, selon le Vérificateur.


Pierre Poilievre, PCC

Photo courtoisie

 

Le député Pierre Poilievre a mené la charge, avec plusieurs de ses collègues du caucus conservateur, contre le plan d’aide aux médias de 600 M$ du gouvernement Trudeau. À les entendre, les journalistes sont dorénavant à la solde les libéraux et rien de plus qu’une machine de propagande. Poser des questions, exprimer des craintes, contester des décisions est non seulement légitime, mais la job de l’opposition. Sauf que ce genre d’attaques virulentes contre la presse mine la crédibilité d’un organe essentiel à la démocratie.


Mélanie Joly, PLC

Photo Agence QMI, Joël Lemay

 

La ministre de la Francophonie, Mélanie Joly, s’est fait la championne de la cause des Franco-Ontariens, se portant à leur défense après les coupes du gouvernement ontarien de Doug Ford dans les services aux francophones. Elle a marqué de bons points pour sa formation politique, jusqu’à (presque) faire oublier ses faux pas des dernières années. Il faut toutefois dire qu’elle ne s’est pas gênée pour jouer de partisanerie politique de façon bien peu subtile avec cet enjeu important.