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Crise linguistique: Scheer demande à Trudeau de «passer de la parole aux actes»

Andrew Scheer
Photo Simon Clark Andrew Scheer

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OTTAWA | Le chef de l’opposition officielle Andrew Scheer réclame une rencontre avec Justin Trudeau pour discuter de la crise linguistique qui se joue en Ontario, demandant au premier ministre de s’engager pour en appui aux Franco-ontariens.

«Le temps est venu pour vous de passer de la parole aux actes en prenant un engagement ferme envers les Franco-ontariens [...] Vous avez le pouvoir d’agir», écrit M. Scheer dans une lettre qu’il a envoyée lundi au bureau du premier ministre.

Depuis une semaine, la tempête fait rage. Pour faire des économies, le gouvernement de Doug Ford a mis la hache dans le Commissariat aux services en français de l’Ontario et a abandonné le projet d’université francophone.

La vague de contestation ne s’est pas limitée aux frontières ontariennes. Les réactions ont été vives chez les francophones du pays, ainsi qu’au Québec. La dispute s’est transportée au fédéral, où libéraux et conservateurs se bagarrent sur la question depuis des jours.

Les concessions des progressistes-conservateurs d’Ontario vendredi dernier n’ont pas su calmer la grogne des Franco-ontariens.

«À votre place, je n’hésiterais pas une seconde à faire en sorte que le gouvernement fédéral soit un partenaire avec le gouvernement de l’Ontario dans tous les projets qui appuieront l’épanouissement du français en Ontario», assure M. Scheer.

Il fait valoir que le Canada a «le devoir [...] de s’assurer d’offrir des services équivalents pour les francophones et anglophones en situation minoritaire partout sur son territoire».

Le chef conservateur fédéral en profite pour reprocher à M. Trudeau et ses ministres d’avoir instrumentalisé la crise pour marquer des points politiques contre lui, en l’associant injustement, à son avis, aux coupes de Doug Ford, son allié politique.

«Malheureusement, votre gouvernement a décidé d’utiliser un ton partisan, moralisateur et divisif sur cette question. Vous devriez savoir que la protection des langues fondatrices du Canada fait partie de ces enjeux avec lesquels les politiciens ne devraient jamais faire de partisanerie», peut-on lire dans la lettre.