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«La course des tuques»: rien à envier aux Américains!

«La course des tuques»: rien à envier aux Américains!
PHOTO COURTOISIE, CarpeDiem Film & TV

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La course des tuques, deuxième volet des aventures des enfants du village, est supérieur à son prédécesseur.

La joyeuse gang d’amis est de retour! Cette fois-ci, le réalisateur Benoit Godbout, aidé de François Brisson à la coréalisation et de Jean-François Pouliot à la direction photo (le cinéaste du premier volet a également agi à titre de consultant), parie sur le plaisir, l’aventure et l’affranchissement du Conte pour tous.

Zac (voix de Mehdi Bousaidan), le nouveau venu, est mystérieux et prétentieux tandis que sa cousine Charlie (voix de Ludivine Reding), elle, s’attire les sympathies du groupe d’amis, notamment de Chabot (Gildor Roy). François les Lunettes (voix d’Hélène Bourgeois Leclerc) souhaite battre Zac lors d’une course de luge. Mais il perd et s’aperçoit que son rival a triché. Déterminé à donner une leçon au garçon, il demande sa revanche et construit une nouvelle piste avec tous ses amis.

Dès les premières minutes, on constate que La course des tuques n’a rien à envier aux productions américaines du genre. La qualité technique de l’animation est meilleure que celle de l’original et les textures ont grandement été améliorées. Un regard aux tuques de tout ce beau monde suffit pour s’en convaincre. La neige a également gagné en consistance et les éclairages ont été raffinés, le clair-obscur hivernal et les lumières sont désormais enchanteurs.

Le rythme est soutenu pendant les 88 minutes. Les jeunes – l’âge cible du public suit celui des personnages de l’écran si bien que La course des tuques s’adresse désormais aux 6 à 12 ans – seront ébahis par les courses sur luge menées tambour battant, sans oublier l’humour et les cascades propres à plaire aux enfants.

Pour ce qui est de l’histoire, les scénaristes Paul Risacher, Claude Landry et Maxime Landry ont réussi l’exploit de moderniser le propos tout en demeurant fidèles à l’esprit des Contes pour tous. La morale du long métrage insiste sur l’importance de l’amitié, tout en soulignant que rien n’est blanc ou noir, pas même dans le monde des enfants.

Alors que Disney vient de nous livrer l’abrutissant Ralph brise l’Internet, dont chaque image est ornée du logo d’une compagnie, La course des tuques parie sur la féerie du monde imaginaire enfantin. Sans objet technologique (les gadgets naissent de la débrouillardise des gamins), l’accent est mis sur les relations humaines, le jeu et le plaisir d’être ensemble. Cela fait du bien de revenir à la magie et à la beauté de la simplicité.

Chapeau!


Note: 4 sur 5