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Price joue comme un no 2

Carey Price donne une chance à son équipe de gagner, mais il ne fait pas la différence assez souvent.
Photo AFP Carey Price donne une chance à son équipe de gagner, mais il ne fait pas la différence assez souvent.

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Je vous avoue que Carey Price est dur à suivre. Au moment où on croit qu’il est reparti, il replonge. Je n’ai donc pas le choix de dire qu’il joue comme un gardien numéro deux pour l’instant. Il donne une chance à son équipe de gagner, mais il ne fait pas la différence.

J’aime sa combativité, il veut gagner et je vois de bonnes intentions de sa part, mais il n’est pas encore à son mieux. Il a pris la mauvaise habitude d’accorder de mauvais buts au mauvais moment et on ne voyait jamais ça de lui dans ses bonnes saisons. Il était techniquement très fort et n’accordait pratiquement jamais de mauvais buts.

On le voit faire de gros arrêts plus souvent que l’an dernier, mais il accorde trop de buts douteux, notamment du côté rapproché. Comme c’est plus difficile pour un joueur de toucher le côté éloigné, le gardien laisse souvent une petite ouverture du côté rapproché, pour la refermer par la suite, mais Price n’a pas assez de succès avec cette tactique.

Faire la différence

Si on compare les performances de Antti Niemi à celles de Price, ça se ressemble. Niemi fait son travail de numéro deux, qui est de donner une chance à son équipe de gagner, mais le numéro un doit arriver à faire la différence et Price ne la fait pas assez souvent.

L’indiscipline a coûté cher au Canadien, la semaine dernière, et tout le monde l’a vu, notamment avec les pénalités de Max Domi à Buffalo et de Jonathan Drouin, samedi à Montréal face aux Bruins. L’erreur de Jesperi Kotkaniemi lorsqu’il s’est fait voler la rondelle par David Backes est aussi une forme d’indiscipline.

La bourde de Kotkaniemi était évidente parce qu’elle a coûté un but, mais combien de fois a-t-on vu les joueurs du Canadien donner la rondelle aux joueurs des Bruins en première période sur des sorties de zone pourtant simples ?

Qu’on parle de reconstruction ou non, on doit réaliser que le Canadien est en mode apprentissage. Ces erreurs font partie du processus, mais il faut apprendre et rapidement si on veut rester dans la course aux séries éliminatoires.

Mission accomplie

La bonne nouvelle, c’est que Shea Weber est prêt à revenir au jeu. Si on m’avait dit en début de saison que le Canadien serait dans le portrait des séries au moment du retour de Weber, j’aurais acheté ça tout de suite.

Et bien, le Canadien est dans la course et en ce sens, on peut dire mission accomplie ! L’arrivée de Weber aura un effet bénéfique. On sait qu’il n’est pas le défenseur le plus spectaculaire, mais il a le don de garder les choses simples et je crois que plusieurs joueurs profiteront de son expérience et de son exemple.

On va probablement voir moins de revirements, ce qui devrait aussi simplifier le travail des gardiens.

On a quand même donné beaucoup pour Weber. On a laissé partir P.K.

Subban et lorsque Marc Bergevin a acquis ses services, il a obtenu un défenseur complet, mais aussi un leader. Weber a beaucoup manqué au Canadien jusqu’ici, non seulement comme défenseur, mais comme leader.

Je crois que Weber va accélérer la courbe d’apprentissage des jeunes joueurs du Canadien.

Tout n’est pas parfait, mais on a vu beaucoup de belles choses jusqu’ici, notamment sur le plan de l’offensive et du caractère.

En diminuant le nombre de revirements et de mauvaises pénalités, ainsi qu’en obtenant quelques arrêts de plus de Price, le Canadien pourra prendre son deuxième souffle et rester dans la course.

– Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets

Laine, le prochain Ovechkin

Je pense qu’il n’y a plus aucun doute que Patrik Laine, des Jets de Winnipeg, est le prochain Alex Ovechkin. Quel marqueur ! Il a déjà trois tours du chapeau cette saison et il a marqué 11 buts à ses quatre derniers matchs, dont cinq contre les Blues de St. Louis, samedi. Il a 19 buts en 22 matchs. Et dire qu’il n’avait marqué que trois buts à ses 12 premiers matchs, mais c’est ça un marqueur naturel. Quand ça décolle, ça décolle. J’ai vu ça souvent avec Ovechkin quand je jouais à Washington.

Pacioretty est reparti

Parlant de marqueur naturel, Max Pacioretty a aussi décollé chez les Golden Knights de Vegas. Il a marqué six buts à ses cinq derniers matchs et je crois que je ne l’ai jamais vu aussi heureux. Lorsqu’une équipe va te chercher dans un échange, tu veux prouver des choses et le début de saison n’a pas été facile dans son cas, tout comme pour l’équipe d’ailleurs. Il va atteindre le cap des 40 buts un jour.

Désaveu d’Alzner

En plaçant le défenseur Karl Alzner au ballottage, le directeur général du CH, Marc Bergevin n’a pas besoin de faire une conférence de presse pour admettre que ce fut une erreur de lui offrir un contrat de cinq ans de plus de 21 millions. Au moins, on a réalisé rapidement cet impair et on est passé à autre chose. On ne s’est pas entêté à lui donner de la glace pour justifier son contrat. Les décideurs du Canadien l’ont assez vu jouer pour être convaincus qu’il ne fait pas partie de la solution.

Beau week-end

Je tiens à remercier le Canadien, qui m’a invité avec ma famille, samedi, pour célébrer le 15e anniversaire de la Classique Héritage qui avait eu lieu à Edmonton, le 22 novembre 2003. Patrice Brisebois était aussi de la cérémonie et on a eu une belle présentation avant le match contre les Bruins. J’ai apporté ma tuque, mais ce n’était pas la vraie puisqu’elle est au Temple de la renommée à Toronto.

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